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Nicolas Hulot continue de faire baisser EDF en bourse

Le titre a perdu 6,57% mercredi et continue de reculer jeudi. Les investisseurs craignent que le successeur de Ségolène Royal ne prenne des décisions très défavorables à EDF. Entre autres, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et le refus de prolonger la durée de vie des réacteurs existants.
 
EDF est bel et bien une entreprise aux mains du pouvoir politique. Si certains en doutaient encore, la séance boursière de mercredi les aura définitivement fait changer d'opinion. Après l'annonce sur le perron de l'Élysée de la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire, l'action de l'électricien tricolore a brutalement dévissé, pour clôturer en baisse de 6,57 % à 8,80 euros. Jeudi matin, le titre continuait de reculer peu après l'ouverture, perdant 1,09% à la mi-journée alors que l'Assemblée Générale d'EDF se tenait ce matin.
 
Les investisseurs craignent tout simplement que le successeur de Ségolène Royal dans le fauteuil de l'énergie et de l'environnement ne prenne des décisions très défavorables à EDF. Les sujets d'inquiétude ne manquent pas, entre la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) - annoncée par François Hollande dès septembre 2012, mais qu'il a été incapable de mettre sur les rails -, le refus de prolonger la durée de vie des réacteurs existants (de 40 à 60 ans), ou encore la limitation des marges de manœuvre financières d'un groupe qui a prévu de consacrer plus de 50 milliards d'euros à la modernisation de son parc nucléaire.
 
Le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, s'est empressé lors de l'Assemblée générale des actionnaires du groupe ce jeudi de marteler que le nucléaire est une source de production d'électricité «indispensable» pour l'indépendance énergétique de la France. Outre le développement des énergies renouvelables, auquel participe EDF, «il est aussi dans l'intérêt national que la production nucléaire reste solide, performante et compétitive», a déclaré Jean-Bernard Lévy lors de l'assemblée générale des actionnaires de l'électricien public.
 
Interrogé par un actionnaire sur la nomination de Nicolas Hulot, le président d'EDF a déclaré «EDF est désireux, dans le cadre de la politique que le nouveau gouvernement va déployer, de jouer tout son rôle pour être un acteur engagé dans la transition énergétique»
 
«EDF est désireux, dans le cadre de la politique que le nouveau gouvernement va déployer, de jouer tout son rôle pour être un acteur engagé dans la transition énergétique», a déclaré Jean-Bernard Lévy, interrogé par un actionnaire sur la nomination de M. Hulot.
 
Par un cruel retournement du destin, EDF plonge en Bourse après avoir au contraire retrouvé des couleurs pendant la folle ascension d'Emmanuel Macron. Avant mercredi, le titre EDF avait en effet gagné 27 % en un mois à la Bourse de Paris. Et il a bondi de 7 % pendant la seule journée de mardi. À cela une raison exactement inverse à celle de la nomination de Nicolas Hulot: le nouveau président de la République est considéré par les investisseurs comme un solide partisan du modèle actuel d'EDF.
 
Certains observateurs considèrent même qu'il pourrait appuyer la décision d'instaurer un prix de vente garanti pour l'électricité produite par les futurs réacteurs nucléaires français - à l'instar du choix de la Grande-Bretagne. Mais cela, c'était avant l'entrée de Nicolas Hulot au sein de l'équipe gouvernementale. Quoi qu'il en soit, les investisseurs prévoient une période de turbulences pour EDF au cours des prochaines semaines.

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