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Pour Stéphane Bern, «Macron, c'est Henri IV»

Stéphane Bern, qui ne veut pas jouer de rôle politique, évoque son regard sur le président, alors que sa chaîne rediffuse un «Secrets d'histoire» sur l'Elysée.
 
À peine revenu de Kiev où il a coprésenté l'Eurovision samedi, il était à RTL dimanche pour commenter la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron. Stéphane Bern propose ce mardi soir une incursion à l'Elysée avec la rediffusion d'un numéro de «Secrets d'histoire» dédié au palais. Interview.
 
Pas trop déçu qu'Alma arrive 12e à l'Eurovision ?
 
Stéphane Bern : Non. Nous étions derniers avec le vote des jurés, mais Alma était dans le top 10 des votes du public. La France est donc de retour à l'Eurovision, et l'audience montre que ce concours intéresse beaucoup de jeunes.
 
Ce soir, les téléspectateurs reverront «Secrets d'histoire» à l'Elysée. A quand des inédits ?
 
Sept nouveaux numéros seront diffusés cet été, en une salve. Je suis allé à Vienne pour le tricentenaire de Marie-Thérèse d'Autriche, et nous nous intéresserons à la reine Margot, à Agatha Christie, à Caroline Murat, la soeur de Napoléon... Des figures historiques qui ont eu une vie romanesque.
 
Pourquoi y aura-t-il moins de numéros qu'auparavant ?
 
Avant, 12 à 15 numéros étaient répartis au petit bonheur la chance. Il était facile de les manquer. Quand il n'y avait rien d'autre, on se disait : «On va mettre Secrets d'histoire.» C'est bien d'avoir une régularité chaque semaine cet été. L'émission va se renouveler, et je ne suis pas inquiet quant à son avenir.
 
En revanche, votre quotidienne, «Visites privées», dont les audiences déçoivent à 15 h 40, est-elle sur la sellette ?
 
Une saison 2 avec une formule repensée où je me déplacerai davantage est à l'étude. Je travaille également sur d'autres projets l'après-midi : une émission autour de la brocante et une autre sur les animaux.
 
Aurez-vous des prime times ?
 
Nous travaillons sur un projet sur le patrimoine dans la veine de «l'Escapade viennoise» que j'avais faite pour le concert du Nouvel An. Cela pourrait être événementiel ou trimestriel.
 
Quoi de neuf dans la 6e édition du «Village préféré des Français» (en juin sur France 2) ?
 
Les votes seront désormais en direct et nous créons un timbre «Village français» mis en vente le lendemain du prime time. Il sera à l'effigie du village gagnant en 2016. Depuis l'an dernier, Rochefort-en-Terre (Morbihan) a connu un bond de 163 % de ses visiteurs. Avec cette manne, ils ont restauré l'église puis le village. Ce label redynamise l'économie locale. Cette émission rend sa fierté au territoire.
 
Avez-vous sensibilisé Emmanuel Macron au patrimoine ?
 
Il faut d'urgence sauver le patrimoine car les propriétaires n'ont plus les moyens d'entretenir leurs biens et vont être obligés de vendre. J'ai alerté Emmanuel Macron. Mais je ne fais pas de politique. Cependant, quand j'ai eu besoin de défendre mon action pour sauver le collège royal militaire de Thiron-Gardais, les seuls qui se sont mobilisés sont Brigitte et Emmanuel Macron. Ils étaient à l'inauguration par amitié. Ayons un peu de reconnaissance !
 
Depuis son élection, le nouveau président multiplie les références historiques. A quel roi vous fait-il penser ?
 
A Henri IV, le roi pacificateur et rassembleur, celui qui oublie les querelles passées et essaie de chercher des points de convergence. On a eu un président qui pensait que pour rajeunir il fallait casser les codes. Lui a compris au contraire qu'il fallait les garder pour incarner la fonction et rajeunir à l'intérieur. J'ai adoré le voir au Louvre, le palais des rois, à côté de la statue de Louis XIV. Tout en étant profondément républicain, il rappelle l'héritage des rois. C'est un passionné d'histoire. Je l'avais rencontré car il est fan de «Secrets d'histoire».
 
Vous rendrez-vous bientôt à l'Elysée ?
 
Je n'ai aucune raison d'y aller plus qu'avant. Ma devise est : je reste à ma place pour éviter qu'on m'y remette ! Je fais mon métier, lui fait le sien. Je n'ai aucune velléité ministérielle. Je suis animateur et je ne vais pas sortir de mon domaine de compétences. Avoir une voiture officielle et me pavaner pendant un an ? Ridicule. Ce n'est pas parce qu'on est amis qu'on doit courir à la soupe. Je suis plus utile pour défendre le patrimoine là où je suis.
 
Vous venez de publier «les Piques et Répliques de l'histoire» (Albin Michel). Quelle pique pourriez-vous raconter depuis le 7 mai ?
 
Il y a en a deux. Napoléon, à qui l'on reprochait son âge — 27 ans — pendant la campagne d'Italie avait répondu : «Vous verrez, dans six mois, j'aurai Milan» et il l'a effectivement conquis. Avec tous ces hommes politiques qui veulent revenir sur le devant de la scène, je pense aussi à Talleyrand, qui disait : «M. de Chateaubriand se croit sourd depuis qu'il n'entend plus parler de lui.»

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