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La France place trois universités parmi les 100 les plus réputées au monde

Trois établissements français sont présents dans le fameux palmarès des universités les plus réputées du Times Higher Education, mais Polytechnique et l’Insead sortent du classement.
 
Chaque année, les universités du monde entier attendent avec impatience les résultats du classement du très sérieux Times higher education(THE) pour connaître le sort qui leur est réservé. Avant le résultat définitif, en septembre, la liste des établissements ayant la meilleure réputation auprès des chercheurs est tombée aujourd’hui. Ce critère de réputation compte pour un tiers de la note globale.
 
Pour la septième année consécutive, c’est Harvard qui prend la tête en scrutant de sa première place ses voisins de podium, le MIT et Stanford. La grande nouveauté du classement, c’est que pour la première fois, un établissement français, Paris Sciences et Lettres (PSL) rentre directement dans le Top 50, à la 38ème place.
 
C’est une très belle réussite pour la communauté d’universités et d’établissements PSL, qui rassemble notamment l’université Paris-Dauphine, l’École normale supérieure ou le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Quand on connaît la primauté donnée à la recherche dans ce genre de classements, on comprend mieux pourquoi PSL, bâtie entre autres pour collectiviser la recherche en Île-de-France, a réussi une telle performance. Laurent Batsch, l’ancien directeur de Paris-Dauphine, déclarait au Figaro juste après la création de PSL qu’il en attendait «un surcroît de visibilité». Pari gagné.
 
«C’est une énorme victoire pour nous, se réjouit Nelly Manoukian, directrice de la communication de PSL. Il aura donc fallu sept ans pour que notre marque se fasse un vrai nom à l’internationale. On s’attendait à un bon classement cette année, mais 38ème... C’est fou!»
 
30% de la note de réputation du THE est dédiée à la recherche. Avec des établissements comme l’ENS ou le CNRS, la grande université parisienne a donc réussi à se faire une place parmi les géants, du moins à l’international: «En France, notre formation est encore trop illisible, on est sans cesse obligé d’expliquer ce qu’elle est précisément. C’est aussi parce qu’on est enfermé dans un système universités/grandes écoles duquel on ne veut pas bouger. À l’étranger, notre image de marque est déjà très forte.»
 
Avec 26 prix Nobel passés dans ses rangs, dont Marie Curie, une alliance pluridisciplinaire en recherche et en éducation et une grande majorité d’étudiants «séniors» (70% sont en master ou doctorat), PSL va maintenant capitaliser sur sa nouvelle notoriété mondiale. «Evidemment, ce genre de classements, comme celui de Shanghai, est important pour nos chercheurs, pour les 20.000 étudiants, pour les parents aussi. C’est un levier essentiel pour faire grandir la marque PSL» conclut Nelly Manoukian.
 
Les deux autres établissements français à venir perturber la toute puissance des universités américaines (42 dans le Top 100) sont l’université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) et Paris-Sorbonne (Paris 4). Si l’on zoome sur les formations européennes, comme en 2016, c’est le Royaume-Uni qui prend la tête avec dix établissements cités, suivi par l’Allemagne (6), puis la Suisse (3, comme la France).
 
«La France n’a pas été performante ces dernières années, a déclaré Phil Baty, éditeur au Times Higher Education. Mais le succès de PSL révèle cette année le prestige de nombreuses institutions phares de la capitale.» L’éditeur a également souligné la sortie du classement de très grandes écoles françaises, comme Polytechnique et l’Insead, qui sortent cette année du classement. «Ces bouleversements dans le palmarès proviennent aussi du fait que les universités asiatiques deviennent de plus en plus importantes.»
 
En Europe, le Times higher education note aussi la performance de la Suisse, qui place pour la première fois l’université de Zurich, et la percée de l’université d’Oxford qui rejoint celle de Cambridge à la quatrième place. «Les universités européennes vont devoir se maintenir à la hauteur de la réputation qui est la leur dans un contexte de très grande concurrence internationale dans l’enseignement supérieur.» a conclu Phil Baty.

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