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Pâtes, lentilles, céréales, des traces de pesticides retrouvées dans nos aliments

Plus de la moitié des aliments ayant été testés sont contaminés par du glyphosate - pesticide le plus vendu au monde - c’est ce que révèle l’ONG Génération Future. Début octobre, les États membres de l’Union Européenne doivent se réunir au sujet de l’éventuel nouvelle autorisation de 10 ans.
 
Alors que le glyphosate, molécule de base du Roundup de Monsanto, est toujours dans l’attente d’une nouvelle homologation européenne de 10 ans, Génération Future a fait analyser 30 produits alimentaires de consommation courante. Résultats, plus de la moitié était contaminée aux pesticides.
 
Le glyphosate est la molécule active herbicide est la plus utilisée au monde et donc à laquelle nous sommes la plus exposée. Pourtant, elle n’est que très rarement analysée dans les produits de consommation courante, c’est pourquoi l’ONG anti-pesticides s’est chargée d’analyser, à l’aide d’un laboratoire spécialisé en analyses alimentaires, l’éventuelle présence de l’herbicide dans nos aliments. L’étude a donc porté sur 30 produits de base de notre alimentation : céréales du petit-déjeuner, pâtes, biscottes, lentilles, pois chiches ou encore céréales du petit-déjeuner. Résultats, sur 30 échantillons analysés, 16 contenaient du glyphosate.
 
On en retrouve principalement dans les céréales du petit-déjeuner puisque 7 sur les 12 analysés sont contaminés : Muesli Alpen Swiss, Fitness Nature, Weetabix Original, Muesli Jordan Country crisp, Country store Kellogs, Granola flocons d'avoines grillés aux pommes Jordans, All Bran Fruit'n Fibre Kellogs.
 
Côté pâtes alimentaires, elles sont moins souvent contaminées. Deux pâtes sur sept renferment (les linguines et farfalles de la marque Garofalo). Des traces de glyphosates ont également été retrouvées dans les lentilles (lentilles vertes Vivien Paille et lentilles blondes Leader Price) et les pois chiches (St Eloi et Leader Price). Certains taux sont élevés et l’ONG déplore l’absence de dépassement de limite maximale en résidus pour les aliments bruts comme les légumineuses. Elle ajoute :
 
“Lorsqu’un pesticide est couramment utilisé sur un fruit, un légume ou une céréale, la LMR (Limite Maximale en Résidus) de ce pesticide aura tendance à être élevée ce qui limite les risques de dépassement…”
 
Une raison de plus de consommer bio. En effet, en novembre dernier, Générations Futures avait testé la présence de pesticides dans 20 échantillons de céréales de petit-déjeuner distribués en grande surface. Résultats, 100% des mueslis issus de l’agriculture conventionnelle renfermaient en moyenne 9 résidus de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Seuls les 5 échantillons de produits biologiques n'en contenait pas.
 
L’ONG explique que la présence de résidus de glyphosate est “fréquente” dans ce type de produits de consommation courante. C’est ce qui expliquerait la contamination de l’ensemble des personnes testées pour le glyphosate, à l’instar de celles dont les urines ont été testées positives au glyphosate lors d’une analyse d’avril 2017.
 
“ Il y a donc urgence pour l’Union européenne de renoncer à l’usage de cette molécule classée cancérogène probable par le CIRC et de faire évoluer en profondeur son modèle agricole devenu trop dépendant des pesticides de synthèse”, François Veillerette, porte-parole et Directeur de Générations Futures.
 
Les réglementations européennes interdisent l’utilisation de pesticides lorsqu’ils sont considérés comme cancérogènes “certains” ou “probables”. Pourtant, depuis deux ans, c’est une éternelle bataille législative et scientifique. Alors que le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) avait jugé le glyphosate comme “probablement cancérogène” en mars 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concluait l’inverse, quelques mois plus tard. En mars dernier, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) venait une nouvelle fois blanchir le glyphosate. Or, de nombreux scientifiques et ONG demandent le refus de la réhomologation de cette molécule dangereuse. Avant mi-décembre, l’UE devra prendre sa décision.

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