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"Balance ton porc" : L'affaire Weinstein libère la parole sur le harcèlement sexuel

"Je vais te baiser, que tu le veuilles ou non." Les témoignages de harcèlement se multiplient sur Twitter.

Twitter est-il le lieu pour témoigner d'une expérience de harcèlement sexuel ? Oui, répondent des dizaines de femmes, qui choisissent de raconter leur vécu en 140 signes dans un élan collectif de libération de la parole, à l'image des actrices accusant le producteur Harvey Weinstein d'agressions et de viols.

La journaliste Sandra Muller a lancé le mouvement vendredi en utilisant un hashtag explicite : #balancetonporc. Elle interpelle les utilisatrices de Twitter et les invite à témoigner en "donnant le nom" du harceleur.

Sandra Muller montre l'exemple en rapportant ces propos tenus par un ex-patron d'Equidia :

"Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit".

Comme en Amérique du Nord, ou des femmes se sont emparés du hashtag #MyHarveyWeinstein, #balancetonporc est devenu le premier sujet de discussion sur le réseau social, avec de très nombreux témoignages. La plupart évitent toutefois de dévoiler l'identité du responsable, sans doute de peur d'une poursuite en diffamation - le harcèlement est difficile à prouver.

 
Les journalistes en particulier sont nombreuses à s'exprimer. Anaïs Denet témoigne :
 
"Premier stage de journalisme à Paris, j’avais 18 ans. Le rédacteur en chef m’embrasse de force. Il venait d’être jeune papa."
 
Ou bien Giulia Foïs :
 
"Un rédacteur en chef, grande radio, petit couloir, m'attrapant par la gorge : "un jour, je vais te baiser, que tu le veuilles ou non."
 
Linda Achour :
 
"Avec ta voix de chaudasse tu devrais songer à faire autre chose que de la radio, si tu vois ce que je veux dire."
 
Ou encore Leïla Beratto, journaliste à RFI.
 
L'accumulation des témoignages, la diversité des situations, dresse un tableau du harcèlement sexuel, si fréquent. "Le plus triste en fait, c'est qu'on ait toutes une anecdote", écrit Voodoo.
 
L'univers politique n'est pas épargné. La députée des Yvelines Aurore Bergé raconte ainsi qu'un patron d'agence de com' l'a appelée la nuit dans sa chambre - "c'était il y a très longtemps", précise-t-elle.
 
Tandis que la journaliste Aude Rossigneux, rédactrice en chef de "Le Media Citoyen", mentionne "un député RPR (devenu ensuite ministre de Sarko) qui te téléphone en pleine nuit pour te faire des propositions salaces".
 
Il y a deux ans, une quarantaine de journalistes politiques avaient d'ailleurs dénoncé dans une tribune le sexisme de certains élus.
 
Noé Kaplan choisit pour sa part de poster une photo de l'animateur Jean-Marc Morandini, mis en examen pour "corruption de mineur" aggravée, notamment en raison de messages à caractère sexuel envoyés par SMS. Cela n'a pas empêché son arrivée sur la chaîne Cnews du groupe Bolloré, malgré une grève de protestation de la part des journalistes. "Lui, il s'en sort comme une fleur", observe l'internaute.

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