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Condamnée à 2 ans de prison ferme, cette mère d'un jihadiste décédé, se confie au bord des larmes : "Je suis à terre et on continue à me rouer de coups..."

Condamnée à 2 ans de prison ferme, cette mère d'un jihadiste décédé, se confie au bord des larmes : "Je suis à terre et on continue à me rouer de coups..."

Ce matin dans "Morandini Live" Jean-Marc Morandini a inauguré une nouvelle rubrique, "Droit de suite", qui reçoit des personnalités ou des anonymes qui ont fait l'actualité, pour comprendre comment ils ont vécu la médiatisation et ce qui est arrivé ensuite.

Le jeudi 28 septembre dernier, Nathalie Haddadi, mère d'un jihadiste franco-algérien présumé mort en Syrie, a été condamnée à deux ans d'emprisonnement. Aux yeux du tribunal correctionnel de Paris, elle est coupable d'avoir aidé son fils, délinquant radicalisé, à quitter la France alors qu'il était visé par une interdiction de sortie du territoire. Coupable aussi de lui avoir payé des billets d'avion et envoyé de l'argent alors qu'il se trouvait en Malaisie. Les juges n'ont pas ordonné son incarcération immédiate, comme l'avait requis le procureur.

Jean-Marc Morandini lui a demandé comment elle a vécu la période du procès et de la médiatisation de celui-ci :

"Difficilement, parce que j'ai perdu un fils. Je suis une maman en deuil, en souffrance. J'ai l'impression d'être déjà à terre et on continue à me rouer de coups. C'est vraiment ce que je ressens", a-t-elle déclaré avant d'ajouter "bien sûr qu'on se sent coupable jusqu'au dernier moment. Je me dis 'peut-être que j'aurais pu le sauver, faire certaines choses'. Le sentiment de culpabilité, vous l'avez. Je vivrai avec, je mourrai avec".

"Mon fils est parti soutenir une cause qu'il pensait juste pour lui : sauver les Musulmans. Il voyait la propagande à la télévision. Dans sa tête, il pensait pouvoir aider", a-t-elle continué, émue.

"Je pense que le message est en train de passer [dans les médias]. Au tout début, je me sentais isolée, perdu, ne sachant pas quoi faire. Aujourd'hui, j'ai un soutien énorme. J'ai beaucoup de soutien de mamans qui sont dans ma situation", a indiqué Nathalie Haddadi en précisant qu'elle n'a pas "envoyée de l'argent en Syrie. L'argent que j'ai pu envoyer, c'est en Algérie et en Malaisie". 

Et de conclure : "Bien sur, j'ai peur de la prison. J'ai des enfants. un fils qui a besoin de moi, un travail. Je souhaite avoir un procès juste. C'est tout ce que je souhaite".

Source JMM

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