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La comédienne Danielle Darrieux nous a quittés à l'âge de 100 ans

Elle avait fêté ses 100 ans le 1er mai de cette année. L’actrice légendaire du cinéma français Danielle Darrieux est décédée ce mardi, a annoncé son compagnon. Son état s’était « un peu dégradé récemment après une petite chute », a expliqué Jacques Jenvrin. L’actrice avait tourné plus de 100 films, de « Mayerling » à « Huit femmes ».
 
Elle a connu une incroyable carrière - huit décennies - et traversé l’histoire du cinéma parlant. La comédienne et chanteuse Danielle Darrieux, né le 1er mai 1917 à Bordeaux, est décédée ce mardi à son domicile de Bois-le-Roi (Eure). Âgée de 100 ans, donc.
 
Parmi sa longue et riche filmographie, on relève Mayerling (Anatole Litvak, 1936), La Vérité sur Bébé Donge (Henri Decoin, 1952), Le Rouge et le Noir (Claude Autant-Lara, 1956), Les Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy, 1967), Une chambre en ville (Jacques Demy, 1982), Huit femmes (François Ozon, 2002) et Pièce montée (Denys Granier-Deferre, 2010).
 
L’actrice, dont la famille reste propriétaire de l’île Stibiden, dans le golfe du Morbihan, y était venue très souvent.
 
« Je suis née le jour même où on vend du muguet », s’amusait Danielle Darrieux, immense comédienne aux 103 films et à la trentaine de pièces.
 
Archétype de la beauté féminine pour les générations d’avant-guerre, elle a été l’inoubliable partenaire de Jean Gabin dans « La Vérité sur Bébé Donge » (1953) et Gérard Philipe dans « Le Rouge et le Noir » (1954).
 
Née le 1er mai 1917 à Bordeaux, elle tourne à 14 ans son premier film, « Le Bal ». Appréciée pour sa blondeur charmante et sa fraîcheur espiègle, elle joue dans des comédies avant d’aborder des rôles plus dramatiques et de triompher dans « Mayerling » aux côtés de Charles Boyer (1935).
 
Parallèlement, elle mène dès 1932 une carrière internationale qui la conduira à Hollywood et à Broadway.Égérie d’Henri Decoin, « DD » (comme on l’appelait bien avant « BB »), tournera une demi-douzaine de films sous sa direction.
 
Malmenée à la Libération (sous l’Occupation, elle a travaillé pour la Continental, dirigée par les Allemands), elle reprend néanmoins sa carrière et enchaîne les succès, dont « La ronde » et « Madame de… » (Ophüls), « L’affaire Cicéron » (Mankiewicz) ou « Marie-Octobre » (Duvivier).
 
En lui donnant un rôle dans « Les Demoiselles de Rochefort » (1967), Jacques Demy relance la comédienne qui, à 50 ans, continue d’incarner des personnages de femme élégante et drôle.
 
Sous la direction de Paul Vecchiali (« En Haut des marches », 1983) ou d’André Téchiné (« Le Lieu du crime », 1986), l’actrice montre qu’elle n’a rien perdu de sa verve. En 2002, François Ozon la choisit pour « Huit femmes ».
 
À partir de 1969, Danielle Darrieux commence à se produire au théâtre, interprétant Feydeau, Guitry ou Marcel Aymé.
 
En 2003, seule en scène, elle crée « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt, qui lui vaut un Molière. Elle a encore travaillé pour le cinéma et la télévision en 2010.
 
Danielle Darrieux s’est mariée trois fois, avec Henri Decoin, le richissime play-boy Porfirio Rubirosa et le scénariste Georges Mitsinkidès, décédé au début des années 90. Avec ce dernier, elle avait adopté un fils, mort lui-même peu après son mari.

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