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OÜI FM à la peine, son propriétaire Arthur reprend à nouveau l'antenne

Pour relancer OÜI FM, la direction s’est séparée d’une dizaine de salariés et a supprimé plusieurs émissions. Mais elle peut compter sur Arthur qui devrait reprendre le micro prochainement.
 
La radio rock OÜI FM traverse une mauvaise passe... Depuis deux saisons, la station, rachetée par Arthur en 2008 pour 5 millions d’euros, subit une baisse d’audience. En Ile-de-France, son bassin historique, sa part de marché est tombée à 1,1% selon le baromètre Médiamétrie d’avril-juin 2017 contre de 2,3% à l’époque de la reprise, comme l’a relevé le Canard Enchaîné. Bien loin des ambitions de l’animateur qui affirmait lors de son arrivée à la tête de l’entreprise vouloir “réveiller la belle endormie” en la plaçant “numéro 1 à Paris”...
 
“Quand on a repris la radio, elle perdait plus d’un million d’euros par an”, rappelle Emmanuel Rials, président de OÜI FM. “Arthur ne m’a jamais demandé d’être bénéficiaire mais de ramener les comptes à l’équilibre”, ajoute-t-il. Ce qui aurait été fait dès la première année. La direction a ensuite travaillé à augmenter la puissance de la radio en acquérant de nouvelles fréquences. OÜI FM est aujourd’hui présente dans 27 villes et revendique 424.000 auditeurs sur le plan national. Mais 2017 sera une année “très déficitaire”... La radio a perdu 33.000 auditeurs ces derniers mois et 42.000 l’an dernier, essentiellement en Ile-de-France.
 
Pour expliquer cette baisse de régime, Emmanuel Rials évoque d’abord une “écoute globale de la radio qui ne cesse de baisser depuis des années” mais remet aussi en cause ses propres “décisions éditoriales”. Pour relancer la radio, il a mené deux actions cet été : faire de OÜI FM une “radio beaucoup plus musicale” et “réduire le budget pour pouvoir passer à travers les gouttes”. Concrètement, ses intentions se sont traduites par des suppressions d’émissions et le non renouvellement de 13 salariés qui n’étaient pas en CDI. “Conserver des programmes qui ne marchent pas, c’est faire du sur-place”, estime le président de la station.
 
Interrogé par Capital, un ex-employé, qui préfère rester anonyme, livre un analyse plus sévère : “l’équipe qui a racheté OÜI FM a bien travaillé sur l’exposition, le nombre de fréquences mais a vraiment cassé l’élan de cette radio. Elle adoptait une gouvernance à vue, qui changeait de cap tous les six mois. On se heurtait à une direction qui n’écoutait pas nos revendications et ne connaissait pas bien le public”. Si les auditeurs abandonnent OÜI FM, ce serait à cause de cette “accumulation de choix hasardeux”, selon lui. “La radio est surtout un média d’habitude, pourquoi ne pas avoir laissé plus longtemps des équipes s’installer ?”, demande cet ancien.
 
Et Arthur dans tout ça ? Alors qu’en 2008, il assurait au Point ne pas pouvoir être “entraîneur et joueur”, il a finalement décidé de reprendre le micro avec Radio Jack, à l’antenne en mai et juin dernier, du lundi au vendredi, de 8h à 10h. Un coup de boost bienvenu pour OÜI FM. “Toutes les émissions étaient à la baisse entre avril et juin, sauf celle d’Arthur qui a enregistré une progression de 68%”, affirme Emmanuel Rials. Sauf que du côté des employés, le parachutage du patron n’a pas été très bien vécu. “Ce n’est pas contre lui mais il est arrivé avec ses équipes, ses auteurs, ses chroniqueurs, une débauche de moyens pas courante sur OÜI FM”, regrette notre ancien salarié. “Le résultat n’était pas en adéquation avec le public, il a calqué ce qu’il faisait sur Europe 2… Il n’était pas du tout dans l’esprit rock”. N’en déplaise, Arthur reprendra bientôt le micro sur OÜI FM pour une “émission dans le même ordre” que Radio Jack.

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