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A Toulouse, des Gilets jaunes en colère contre "des porte-paroles autoproclamés que nous ne reconnaissons pas"

Les Gilets jaunes ont désigné huit porte-paroles ce lundi pour représenter leur mouvement. Mais la façon dont ont été choisis les membres reste floue et provoque la colère de certains référents sur le terrain, qui parlent d'une autoproclamation et qui refusent de reconnaître cette direction inédite.
 
Parmi les huit porte-paroles désignés, on retrouve notamment Éric Drouet, créateur de l'événement du 17 novembre sur Facebook, ou encore Priscillia Ludosky, auteure de la pétition contre la hausse des taxes sur les carburants qui a récolté près d'un million de signatures. On ne retrouve pas, en revanche, Benjamin Cauchy, personnage central mais controversé parmi les Gilets jaunes toulousains.
 
Ce dernier a d'ailleurs indiqué qu'il quittait le mouvement des Gilets jaunes ce lundi, trop heurté après avoir été suspecté d'avoir des liens avec l'extrême-droite. Il a annoncé par ailleurs son intention de créer un mouvement alternatif : les "citrons", expliquant à La Dépêche du Midi qu'il ne supportait plus ce qu'il qualifie de "campagne nauséabonde" menée à son encontre. Il dénonce également la radicalisation du mouvement des Gilets jaunes et les violences qui ont eu lieu, notamment ce samedi 24 novembre lors de la manifestation à Toulouse, et à Paris.
 
Du côté de Raymond Stocco, référent des Gilets jaunes qui militent au nord de Toulouse, c'est la colère qui prime au moment de découvrir les noms censés représentés la cause du mouvement : "Je n'ai aucune idée de la façon dont ont été désignés ces représentants. En tout cas, nous n'avons pas été consultés", s'emporte le retraité qui a notamment participé au blocage de la raffinerie de Lespinasse. "Nous ne les reconnaissons pas, tout simplement, poursuit-il.
 
Les Gilets jaunes, qui se présentent depuis le départ comme un mouvement apolitique, qui s'est créé en dehors des syndicats et des partis, sont victimes depuis plusieurs jours de tentatives de récupération politique.
 
"Il a été question pendant un temps de désigner un représentant parmi les retraités, un parmi les étudiants, un parmi les motards... Mais je ne sais pas pourquoi ça ne s'est pas fait, on est tous remontés", conclut Raymond Stocco, qui entend poursuivre les actions.
 
"Je tiens à dire mon plus grand respect pour les gens qui ont été, comme moi, sur divers points de protestation en Haute-Garonne, comme les dépôts de carburant de Fondeyre et de Lespinasse, ainsi qu'au péage de L'Union. La grande majorité des Gilets Jaunes sont des personnes courageuses, censées.
 
Mais je dénonce la campagne nauséabonde qui a été menée contre moi par un certain média, contre qui j'ai porté plainte pour diffamation. Cette campagne dessert naturellement la cause des Gilets Jaunes. Cela se réglera devant les tribunaux.
 
Je dénonce également la radicalisation de certains éléments du mouvement des Gilets Jaunes, les dégradations et les violences contre des journalistes ou contre les forces de l'ordre. J'avais un engagement politique, au sens d'engagement pour la cité et les citoyens, dans le mouvement des Gilets Jaunes. Mais je ne me reconnais plus du tout dans ce mouvement."

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