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Bernard Minet invité du Game In Reims : «Ces chansons sont toujours écoutées car elles filent la patate»

Bernard Minet invité du Game In Reims : «Ces chansons sont toujours écoutées car elles filent la patate»
Le salon du jeu et du manga s'est déroulé ce week-end au parc des expositions. Le rendez-vous le plus geek et pop de l’année, avec Bernard Minet en tête d’affiche.
 
Vous avez marqué toute une génération. Comment devient-on cette voix des génériques de programmes pour enfants de la fin des années 80 ?
 
C’est un coup de chance. Et certainement, c’était mon karma. Quand j’ai commencé les bals à 14 ans, j’ai voulu devenir rapidement batteur-chanteur. J’ai ensuite fait beaucoup de soirées privées à Paris, et le producteur Jean-Luc Azoulay le savait. Il a commencé à me faire faire des covers. Et j’ai fait mon premier générique original : Gogobo (NDLR : il chante). Et la chance continue, j’ai enregistré 15 génériques, un travail de choriste anonyme dont Bioman qui est rapidement devenu un phénomène de société alors que je venais d’intégrer le Club Dorothée en septembre 87. Jean-Luc Azoulay m’a alors proposé d’incarner Bioman. J’ai été surpris, car j’étais avant tout musicien. J’ai réfléchi 24 heures et c’est comme ça qu’est partie l’aventure, sans pour autant me dire : je vais faire une carrière de chanteur. Et même quand ça s’est arrêté, dix ans après, je vous promets que l’on ne s’est jamais dit avec les Musclés, ce n’est pas grave, on va rechanter ces titres dans quelques années, dans les soirées nostalgiques, car ça n’existait pas à l’époque.
 
À la base, vous avez le parcours d’un brillant musicien, pour Charles Aznavour, Sheila, Alain Chamfort ou encore Nicole Croisille. Ça vous manque ou il vous manquait quelque chose ?
 
Je suis nostalgique de ce beau métier de musicien car il n’existe plus de la même manière. Quand vous accompagniez tous ces gens dont vous parliez, il y avait du travail toute l’année. Maintenant, un artiste fait une tournée tous les 3 ans, tous les 4 ans. On était considérés, on était bien payés.
 
Durant la période Dorothée, où vous étiez un pilier, tout n’était pas idyllique pour autant, ce fut une période difficile pour votre fils Sébastien.
 
C’est un peu difficile pour tous les enfants qui ont un parent qui passe à la télé. C’est normal, la méchanceté des enfants. Mais la fille de Framboisier en a souffert au même titre, ils ont le même âge. Vous avez beau l’expliquer à un enfant de 9, 10 ans, il ne le comprend pas. Par exemple, moi, dans les séries, je me prenais pas mal de baffes, il se faisait charrier avec ça. Oui, il avait du mal avec ça mais aujourd’hui, c’est un grand garçon et il l’a compris (Rires).
 
Et ça s’est arrêté du jour au lendemain. Vous dites : « Il a fallu sortir la tête de l’eau »…
 
Oui. Je savais que je ne pourrais plus accompagner un artiste, être derrière quelqu’un, c’était impossible. René, qui accompagnait un chanteur, a été reconnu sur scène par des jeunes : « C’est papy René ! » Pendant deux ans, ce fut une période bizarre, je ne savais pas trop où aller. J’avais des projets avec mon pote Framboisier : on devait monter un dancing dans le sud. Et ça n’a pas abouti. C’est fou, la vie. Jusqu’en mai 2000, où l’on m’a appelé pour chanter 10 minutes au Queen. Depuis, voilà, c’est reparti. Ça fait 18 ans ! C’est fou !
 
Aujourd’hui, vous êtes un héros à part entière de la pop culture, le rappeur Booba et le chanteur Orelsan parlent de vous dans leurs chansons. Ça vous fait quoi ?
 
Ça me fait marrer. Pour Orelsan, j’ai pensé que c’était de la moquerie mais finalement pas. Merci à eux !
 
Dans votre album « Aujourd’hui », qui vient de sortir, il y a trois belles pépites : Bioman, Capitaine Flam et Les Chevaliers du Zodiaque en version piano jazzy. Comment ça vous est venu ?
 
C’était pour faire plaisir aux geeks, à ceux qui regardaient le club Dorothée. J’ai eu beaucoup de témoignages : ces chansons sont toujours écoutées parce qu’elles filent la patate et j’ai cherché ce qui pourrait les valoriser davantage et j’ai pensé au jazz. J’ai voulu faire une version trio jazz (piano, basse, batterie). J’ai appelé mon vieux pote, Richard Lornac, pianiste à France Inter pendant 25 ans. La magie a opéré. Je suis très content, l’album a un bon accueil.
 
La question que l’on vous pose tout le temps ?
 
C’est : quel est votre titre préféré ?
 
Ouf ! Je ne vous l’ai pas posée !
 
(Rires) Ouais, c’est bien !
 
Et alors ?
 
Je les aime tous ! J’ai forcément beaucoup d’affection pour Bioman, le titre le plus important de ma vie. J’aime beaucoup les deux chansons des Chevaliers du Zodiaque, Les Samouraïs de l’Éternel (il chante), ou encore Conan, l’aventurier (il chante de nouveau). Et puis, Juliette, je t’aime.
 
Et celle que vous aimeriez que l’on vous pose ?
 
(Rires). Aucune. Vraiment.
 
Est-ce que l’on vous dit souvent que vous n’êtes pas très musclé ?
 
Ah, si ! Je vais vous montrer, vous me vexer. (Il enlève son blouson en cuir). Vous avez oublié que je suis batteur. (Il montre son biceps gauche). Ce n’est pas un beau muscle ? Touchez-le, allez ! (Rires).

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