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EN DIRECT - Gilets Jaunes : Leur porte-parole annonce sur LCI qu'elle refuse de manifester au Champ-de-Mars comme le demande le Ministère de l'Intérieur et ira sur les Champs-Elysées

EN DIRECT - Gilets Jaunes : Leur porte-parole annonce sur LCI qu'elle refuse de manifester au Champ-de-Mars comme le demande le Ministère de l'Intérieur et ira sur les Champs-Elysées

17h00: France Info indique qu'une trentaine de manifestants ont perturbé la circulation sur l'autoroute A16, qui mène au tunnel sous la Manche, emprunté par des milliers de poids lourds faisant le voyage jusqu'en Angleterre.

16h50: Le mouvement des "gilets jaunes", qui affecte la circulation à travers la France afin de protester contre la hausse des taxes sur le carburant, suscite des remous dans plusieurs pays frontaliers.

Les manifestations en France, prenant notamment la forme de blocages de routes, "portent préjudice aux transporteurs qui doivent traverser chaque jour la frontière avec la France et font obstacle à la libre circulation des marchandises", a tempêté jeudi le ministère espagnol des Affaires étrangères.

Mardi, le poste-frontière d'Irun au Pays basque espagnol a été fermé à la circulation des poids lourds pendant plusieurs heures, occasionnant jusqu'à 13 kilomètres d'embouteillages. Dans sa protestation auprès des autorités françaises et européennes, Madrid appelle la France à "prendre toutes les mesures pertinentes pour garantir la libre circulation de marchandises en toute sécurité".

Sur les bords de la Manche, une trentaine de manifestants ont également perturbé la circulation sur l'autoroute A16, qui mène au tunnel sous la Manche, emprunté par des milliers de poids-lourds faisant le voyage jusqu'en Angleterre.

En Belgique, des dizaines de personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite de violents incidents près d'un dépôt pétrolier où manifestent depuis une semaine des "gilets jaunes", des débordements jugés "inacceptables" par le Premier ministre belge. Selon le parquet de Charleroi (sud), 23 personnes ont été placées en garde à vue après ces incidents au dépôt de Feluy, entre Mons et Bruxelles.

Depuis vendredi dernier, ce dépôt pétrolier, géré par le groupe français Total sur la commune de Seneffe (sud), est un des points les plus chauds en Belgique du mouvement lancé en France contre la hausse du prix des carburants. Les allées et venues de véhicules sur ce dépôt ont régulièrement été bloquées par des gilets jaunes, ainsi que la circulation sur l'autoroute avoisinante, l'E19 qui relie Bruxelles à Mons.

15h05: L’une des porte-parole du mouvement, Priscillia Ludosky, a affirmé sur LCI que la manifestation n’aurait pas lieu au Champ de Mars samedi, comme l'a laissé entendre le ministère de l’Intérieur, précisant qu'il se déroulera selon elle dans "le coeur de Paris" près du rond-point des Champs-Élysées. Un communiqué des Gilets jaunes sera publié vendredi pour préciser ce lieu, a ajouté Priscillia Ludosky sur LCI.

13h39: 30.000 personnes sont attendues à la manifestation à Paris samedi, selon une note du renseignement territorial. Des tentatives de blocages sont annoncées place de l'Etoile et Porte maillot.

12h21: La manifestation parisienne de samedi aura lieu au Champ-de-Mars. Une annonce faite par le ministère de l'Intérieur.

"Ce lieu offrant les conditions de sécurité nécessaires, il pourra accueillir les manifestants", a indiqué le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner

Pour mémoire, les "gilets jaunes" projetaient de faire une manifestation sur la Place de la Concorde.

11h56: Le point sur la mobilisation à la mi-journée :

Jeudi, au sixième jour de leur mobilisation, quelques irréductibles «gilets jaunes» continuaient à organiser des blocages épars en métropole, avec des barrages filtrants aux abords des dépôts pétroliers ou sur certains axes routiers dans le Pas-de-Calais, le Gard, le Vaucluse, le Haut-Rhin ou en Nouvelle-Aquitaine. A l’aube une trentaine de manifestants s’étaient également rassemblés à Calais, non loin de l’accès au tunnel sous la Manche. Mais ailleurs dans l’Hexagone, la quasi-totalité des blocages avaient été levés après intervention des forces de l’ordre.

Les troubles se concentrent désormais sur l’île de La Réunion où, malgré l’instauration d’un couvre-feu nocturne, la situation restait tendue après une flambée de violences urbaines.

«Nous serons intraitables car on ne peut pas accepter les scènes que nous avons vues», avait réagi mercredi soir le président de la République Emmanuel Macron, en annonçant l’envoi en renfort de plusieurs dizaines de gendarmes sur l’île.

Tous les regards se tournent à présent vers la journée de samedi et le rassemblement prévu dans la capitale. Mouvement spontané et sans leader identifié, les «gilets jaunes» ont organisé leur mobilisation sur les réseaux sociaux pour protester contre la hausse des prix du carburant et la baisse du pouvoir d’achat et espèrent marquer les esprits à Paris.

«Le 24 novembre, c’est Paris bloqué, le 24 novembre, c’est Paris ville morte», avait lancé dimanche Frank Buhler, l’un des initiateurs du mouvement dans le Tarn-et-Garonne. «J’espère qu’il va y avoir une véritable marée jaune», a-t-il indiqué jeudi à l’AFP depuis Montauban.

Une autre page Facebook intitulée «Acte 2 Toute la France à Paris», créée par un autre chef de file informel --Eric Drouet, chauffeur routier à Melun (Seine-et-Marne)-- appelle à se rassembler place de la Concorde.

Un tel scénario a d’avance été rejeté pour raisons de sécurité par les autorités, qui redoutent des débordements et attendent toujours une déclaration en bonne et due forme en préfecture.

10h54: La situation était toujours tendue jeudi sur l’île de la Réunion, secouée depuis quelques jours par une flambée de violences en marge du mouvement des «gilets jaunes», même si la nuit a été plus calme que les précédentes.

Alors que plusieurs commerces ont encore été vandalisés, seize personnes ont été interpellées, pour un total de 123 depuis samedi.

Mais aucun blessé parmi les forces de l’ordre n’était à déplorer, a indiqué la préfecture, contrairement aux nuits précédentes où une trentaine de membres des forces de l’ordre avaient été touchés, dont un policier grièvement.

Cette vague de violences, attisée par des bandes de jeunes casseurs souvent désœuvrés, s’est greffée sur le mouvement des «gilets jaunes» qui ont dressé depuis samedi des barrages routiers pour protester contre le hausse des prix des carburants.

L’UNSA Police a indiqué jeudi l’arrivée prochaine en renfort de 28 policiers «profilés Brigade anti-criminalité (BAC) et Compagnie départementale d’intervention (CDI)».

La gendarmerie monte également «en puissance» avec l’arrivée sur place de l’escadron de Troyes et celle prévue jeudi soir de l’escadron de Maisons-Alfort. Ils rejoignent les quatre escadrons et demi déjà sur place.

Mercredi soir, Emmanuel Macron avait averti que la réponse de l’État serait «intraitable». «Ce qui se passe depuis samedi à La Réunion est grave. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre : nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l’ordre public», avait-il annoncé.

Ces déclarations du chef de l’État ont été mal ressenties par une partie de la population réunionnaise. Sur les réseaux sociaux, des internautes lui ont reproché l’emploi du terme de «militaire», laissant croire au déploiement de l’armée, alors que M. Macron faisait en réalité allusion au renfort de gendarmes qui sont des militaires.

En milieu de matinée jeudi, au moins 27 points de blocages étaient recensés par la Direction Régionale des Routes (DRR). La plupart étaient des barrages filtrants, alors que ces derniers jours ils étaient «bloquants».

10h25: Un des initiateurs du mouvement des «gilets jaunes», Frank Buhler, a espéré jeudi «une véritable marée jaune» lors du rassemblement prévu samedi à Paris.

«J’espère qu’il va y avoir une véritable marée jaune», a indiqué à l’AFP depuis Montauban le délégué de la première circonscription de Tarn-et-Garonne de Debout La France, «j’espère que tous ces gens qui habitent au-delà du périphérique vont reprendre possession de la capitale de leur pays, la France, avec le soutien des Parisiens».

Cet ancien journaliste de 53 ans, actuellement «community manager», invite les gens à «se répandre dans toutes les rues de Paris avec des gilets jaunes, pour marcher dans les rues ou pour rouler en voiture à 5 km/h». Membre du Rassemblement National (RN) pendant «presque deux ans», Franck Buhler a cependant affirmé lancer son «appel en tant que citoyen, pas du tout en tant que membre d’un parti politique».

«Le 24 novembre, c’est Paris bloqué, le 24 novembre, c’est Paris ville morte», avait-t-il lancé dans une vidéo mise en ligne dimanche sur sa page «Frank Buhler - Blog politique - Patriosphère Infos». «Vous devez tous, à pied, à cheval et en voiture parcourir la totalité des rues de Paris. Répartissez vous dans toute la ville».

Jeudi en début de matinée, sa vidéo avait été vue plus de 258.000 fois et partagée environ 17.000 fois avec plus de 2.900 commentaires.

Après un week-end mobilisateur, le nombre de «gilets jaunes» sur les routes recule jour après jour, de 290.000 manifestants recensés samedi à 27.000 lundi et 15.000 mercredi. Mais les actes de «violences graves et répétées» sur certains points de blocage inquiètent les autorités, confrontées à une mobilisation sans organisateur ou leader clairement désignés d’un mouvement qui a essaimé sur les réseaux sociaux hors de tout cadre politique et syndical.

09h42: Laurent Wauquiez a espéré jeudi «une parole forte» d’Emmanuel Macron «avant» les manifestations des «gilets jaunes» attendues samedi, jugeant qu’il était «encore temps» pour le chef de l’Etat d'«annuler les hausses de taxes» sur les carburants.

«C’est quand même un signe qu’aujourd’hui même François Bayrou lui dise +on ne va pas dans la bonne direction» et «en appelle à sa raison», a estimé le président des Républicains sur Radio Classique.

Dans un entretien au Figaro mercredi, le patron du MoDem a estimé à propos de la «nouvelle étape d’augmentation des taxes sur les carburants» prévue en janvier que «cela mérite que nous y réfléchissions».

Laurent Wauquiez s’est dit «convaincu qu’il est encore temps de corriger les choses, et j’en appelle au sens des responsabilités du président de la République», a-t-il ajouté.

«On peut tous commettre des erreurs, mais il faut savoir les corriger, et la seule façon, la seule décision aujourd’hui responsable, c’est d’annuler les hausses de taxes car elles sont excessives et insupportables. Tout le monde lui dit», a-t-il assuré, en citant «l’opposition» mais aussi «des voix dans sa majorité» et «même François Bayrou», a-t-il insisté.

Le patron de LR a ainsi dit «espér(er) qu’il y ait une parole forte du président de la République avant samedi (jour de nouvelles manifestations attendues, en particulier à Paris, NDLR) pour éviter que tous ces Français aient à nouveau besoin d’aller dans la rue pour se faire entendre».

09h30: «La France ne se résume pas aux gilets jaunes», a souligné jeudi le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, en pointant des «dérives graves» au sein de ce mouvement, dont des «agressions racistes ou homophobes».

Interrogé sur France 2 sur le risque d’une «rupture avec le pays», contre lequel François Bayrou a mis en garde le gouvernement, M. de Rugy a répondu : «De quel pays parle-t-on? (...) La France est diverse, la France ne se résume pas aux gilets jaunes».

«D’ailleurs, il y a eu des dérives graves dans le mouvement des gilets jaunes ces derniers jours, avec, il faut bien le dire, parfois plutôt des capuches noires que des gilets jaunes», a-t-il ajouté.

Il a évoqué le cas de «gens qui ont forcé d’autres automobilistes à porter des gilets jaunes» ou qui «ont tenu des propos (et se sont livrés à) des agressions racistes ou homophobes».

«C’est inacceptable», a-t-il dit en citant l’exemple du «péage de Virsac en Gironde qui a été saccagé» dans la nuit de lundi à mardi sur l’A10 Bordeaux-Paris.«Ça, ça n’a plus rien à voir avec une revendication par rapport au prix des carburants», a-t-il estimé.

«Il faut savoir faire preuve de cohérence, de constance dans le temps», a ajouté le ministre au sujet de la fiscalité écologique, point de départ du mouvement des gilets jaunes, qui a abouti à des manifestations et des blocages à travers la France ces derniers jours.

«J’entends des personnes qui disent +c’est plus difficile pour nous, parce qu’on habite à tel endroit, parce qu’on a tel budget, tel revenu+, et c’est pour cela que nous avons pris des mesures d’accompagnement», a-t-il dit.

09h00: Une poignée d’actions et des interrogations : des barrages filtrants subsistaient aux abords de sites pétroliers et d’axes routiers mercredi soir, au cinquième jour de la mobilisation des «gilets jaunes» qui marque le pas avant un rendez-vous fixé samedi à Paris.

La situation reste toutefois tendue à La Réunion, théâtre de violences, de jets de projectiles et de cocktails Molotov sur les forces de l’ordre et parfois de tentatives de pillages de commerces.

Au total, 30 membres des forces de l’ordre ont été blessés sur l’île depuis samedi, dont 16 dans la nuit de mardi à mercredi pendant laquelle 38 personnes ont été interpellées.

En Conseil des ministres, le président Emmanuel Macron a rappelé mercredi que «la sévérité sera de mise» contre tous les «comportements inacceptables».

La situation était plus calme en métropole où les manifestants ont continué mercredi de cibler les plateformes logistiques ou zones d’activités commerciales, dont le blocage est moins impopulaire que les barrages d’axes routiers.

«On est des gens pacifistes», souligne à l’AFP Brigitte Duquesne, 55 ans, sur un barrage dans le Finistère : «Les gens sont avec nous, ils klaxonnent, nous saluent».

Près de Toulouse, l’accès au dépôt pétrolier de Fondeyre a été rétabli mais la plateforme logistique Eurocentre restait bloquée. Le blocage de la plateforme voisine Socamil, jugé illégal par le tribunal de Toulouse, a lui été levé, tout comme celui due péage de l’autoroute A10 à Virsac (Gironde), théâtre de dégradations.

«Les dégâts sont considérables, on parle de plusieurs millions d’euros», a déclaré à l’AFP le PDG de Vinci Autoroutes Pierre Coppey, joint par téléphone.

En Normandie, la réparation de l’A84 et de la voirie dans l’agglomération de Caen devrait coûter 410.000 euros, selon les estimations préfectorales.

A Sochaux, (Doubs), l’usine PSA était, elle, à l’arrêt faute d’acheminement de certaines pièces détachées bloquées dans le sud-ouest par la mobilisation.

Selon le ministère de l’Intérieur, la mobilisation a rassemblé mercredi quelque 15.000 personnes, loin des 290.000 recensés samedi, hors de tout cadre politique ou syndical.

Prenant le contrepied de son rival FO, la CFDT Route, premier syndicat du transport routier, a annoncé qu’elle n’appellerait ses adhérents à rejoindre le mouvement, tout en exhortant le gouvernement à rétablir un «dialogue social normalisé».

Le mouvement s’est invité à l’Assemblée nationale où le député Jean Lassalle a provoqué une brève suspension de séance lors des questions au gouvernement en revêtant un gilet jaune.

Source JMM

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