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Une femme condamnée à 12 ans de prison pour avoir étouffé son bébé

En première instance, la jeune femme avait été condamnée à 20 ans de réclusion par la cour d'assises du Val-d'Oise, où ce sont produits les faits qui lui sont reprochés. Une peine jugée "surréaliste" par ses avocats, qui avaient immédiatement fait appel.
 
Ce jeudi 7 février, et à l'issue de trois jours de procès à Nanterre (Hauts-de-Seine), l'accusée de 25 ans a été condamnée en appel à 12 ans de prison pour avoir étouffé son bébé quelques minutes seulement après la naissance, en mars 2012. La peine a été assortie d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec obligation de soins.
 
La prévenue avait 18 ans au moment des faits. Dans la nuit du 14 mars 2012, à Sannois (Val-d'Oise), la jeune femme s'était enfermée dans la salle de bains, prétendant qu'elle était malade, pour accoucher d'un bébé qu'elle avait ensuite étouffé en obstruant ses voies respiratoires avec du papier toilette. L'autopsie pratiquée sur le nourrisson, "né vivant, viable et à terme", devait également révéler des traces de brûlure et une fracture du crâne.
 
L'accusée, en détention depuis sa première condamnation, a évoqué dans le box la "honte" et la "peur" qu'elle ressentait au cours de sa grossesse, dont "elle avait conscience" mais à laquelle elle ne "voulait pas croire". Ce soir-là, "je ne réalisais pas que c'était un bébé, que c'était mon bébé", a-t-elle dit, répétant "regretter" son geste. Une experte n'a pas retenu à la barre la notion de déni de grossesse, évoquant une "dénégation" avec des périodes de "refoulement".
 
Au premier procès, son ancienne colocataire, présente dans l'appartement le soir des faits, avait été condamnée à quatre ans de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger, non-dénonciation et modification de scène de crime. Elle n'a pas fait appel.
 
Pendant l'instruction, elle avait raconté avoir entendu un bruit s'apparentant à un "miaulement de chat, suivi de coups sourds" avant de voir la jeune majeure ressortir de la salle de bains, un sac en plastique à la main, dont elle s'était ensuite débarrassée en le déposant dans le local à poubelles de l'immeuble.
 
Préférant fermer les yeux sur l'effroyable geste de celle dont elle était amoureuse, selon son entourage, l'ex-colocataire n'avait rien dit. C'est finalement la demi-soeur de l'accusée qui avait prévenu la police.

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