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Nicolas Roy («Koh-Lanta») : « J’ai un cancer de la mâchoire depuis deux ans »

Durant la deuxième saison du jeu d’aventure retransmise en 2002, TF1 avait dévoilé le parcours de celui qui reste encore aujourd’hui un des plus terribles stratèges de «Koh-Lanta».
 
Le vendredi 28 juin 2002, TF1 diffuse pour la première fois en prime time son jeu d’aventure. Après une saison 1 retransmise chaque week-end en fin d’après-midi sous le nom des «Aventuriers de Koh-Lanta» avec Hubert Auriol à l’animation, place à «Koh-Lanta» avec Denis Brogniart, journaliste de 35 ans issu du service des sports de la chaîne.
 
Seize candidats étaient en compétition sur la péninsule de Nicoya au Costa Rica. Une édition durant laquelle Nicolas Roy, stratège aussi brillant que machiavélique, s’était retrouvé en finale face à la douce Amel Fatnassi. Pour le jury final, entre Dark Vador et la Princesse Leia, le verdict avait été sans appel. Plus de 17 ans après cette première expérience dans «Koh-Lanta», le conseiller municipal de 48 ans d’une petite commune des Deux-Sèvres a accepté de se revenir sur son aventure.
 
Nicolas Roy, comment vous étiez-vous retrouvé dans cette deuxième saison de «Koh-Lanta» ?
 
Je m’étais inscrit et j’avais passé le casting après avoir suivi la première édition. J’avais trouvé le concept génial. C’était passé sur TF1 quelques jours après le «Loft Story» de M6 et j’avais aimé le fait que ce ne soit pas les téléspectateurs qui votent à la fin. J’étais tombé sur l’annonce du casting de la saison 2 à la télévision, «“Koh-Lanta” revient, inscrivez-vous !». Et le lendemain, mon dossier était envoyé avec la lettre de motivation, les deux photos et l’inscription par minitel. J’étais content de moi, je sentais que j’avais mes chances.
 
Et vous aviez été retenu pour partir au Costa Rica…
 
Oui, il faut du pot pour être choisi au casting. La production m’avait appelé un samedi matin pour passer le casting téléphonique mais je travaillais. Quand j’ai voulu rappeler un peu plus tard, plus personne ne répondait et lors d’un ultime essai, je suis tombé sur une des casteuses qui était revenue au bureau parce qu’elle avait oublié son sac. Un coup de pot !
 
Vous attendiez-vous à aller jusqu’à la finale de «Koh-Lanta» ?
 
Je suis parti avec la volonté d’aller le plus loin possible, comme tout le monde. Assez rapidement, le jeu s’est bien mis en place, j’ai pu établir des contacts avec les bonnes personnes et tout est devenu plus facile. Je n’avais rien anticipé stratégiquement. Je savais que j’aurai l’étiquette du méchant, je l’avais dit lors de mon casting. Je suis un vrai gentil dans la vie mais nous étions dans un jeu où quinze candidats devaient être éjectés et je ne voulais pas en faire partie. C’était clair.
 
Vous faites partie encore aujourd’hui des plus grands stratèges de l’histoire du jeu…
 
À l’époque, c’était plus facile d’anticiper ce que la production allait nous faire faire. Quand on est dans le bon wagon, tout devient plus facile. Je m’étais dit qu’il me fallait une majorité et m’entourer de gens que les autres n’aiment pas trop. Je savais que j’allais faire des sales coups et que je finirai par le payer. Pour ça, je suis tombé sur un Bernard sensationnel. Mon véritable ami dans le jeu était FX. J’ai eu un coup de cœur pour lui comme pour Maud un peu plus tard. Mais pour gagner, il fallait que j’emmène mon méchant en finale: Bernard.
 
Mais au 14e jour, Bernard avait été envoyé dans la tribu adverse en échange de Jacky…
 
J’avais envisagé de récupérer Jacky dans mon alliance pour aller au bout mais, en face, l’équipe des rouges avait fait une boulette incroyable. Ils avaient perdu l’immunité mais n’avaient pas éliminé Bernard. À partir de là, je l’ai fait à l’envers à Jacky en lui disant qu’on allait faire semblant de perdre pour sortir FX. On a perdu, Bernard était protégé et on a sorti Jacky. Et le coup d’après, nous avons sorti Adonis. Faire semblant de perdre était génial ! Lors de la réunification, nous avions récupéré Bernard et nous étions en majorité.
 
Pour la première fois, l’épreuve finale de «Koh-Lanta» était celle des poteaux…
 
J’étais arrivé avec mes deux méchants dans le carré final, c’était nickel, la messe était dite. Après la réunification, nous avions sorti les anciens rouges. Puis il avait fallu se séparer de FX puis d’Isabelle qui était très appréciée des rouges. En finale, face à elle, je risquais de perdre. Il avait fallu anticiper et ruser sur le long terme. Je pensais que l’épreuve finale serait celle du totem comme la première saison et j’ai compris qu’Amel aurait sa chance sur les poteaux. Face à Bernard au conseil final, j’aurais gagné haut la main.
 
Face à Amel en finale, vous vous étiez incliné cinq voix contre deux…
 
Lors du conseil final, les reproches que j’avais entendu étaient légitimes. J’étais le méchant face à la gentille et j’ai perdu. Le montage était sympa parce que j’avais pris cher ce soir-là. (Rires.) Je m’étais retrouvé face à des candidats qui m’en voulaient et qui me reprochaient de leur avoir brisé leur rêve. C’est terrible d’être le briseur de rêve de quelqu’un que vous appréciez. Sortir FX avait été un crève-cœur. Mais pour gagner «Koh-Lanta», il faut être prêt à éliminer vos propres amis.
 
Votre saison avait été marquée par cette nourriture que vous étiez parvenu à obtenir des locaux en allant vous promener…
 
Les deux fois où j’ai participé à «Koh-Lanta», le campement était sur le continent et non sur une île isolée. Donc en marchant quelques kilomètres, vous finissez par tomber sur des locaux. Au Costa Rica, nous étions partis chercher à manger pour tout le monde et le hasard a voulu qu’on tombe sur ce ranger qui nous a vus crevés et amaigris. En revenant le voir le lendemain, il nous a filé un bol de riz mais il fallait crapahuter en montagne pour aller à sa rencontre, il fallait le mériter quand même. À la fin de l’aventure, j’avais quand même perdu 12 kilos. Je ne cherchais pas à gagner des épreuves individuelles à tout prix. Ce que je voulais, c’était gagner le jeu à la fin.
 
Votre saison avait été marquée par cette nourriture que vous étiez parvenu à obtenir des locaux en allant vous promener…
 
Les deux fois où j’ai participé à «Koh-Lanta», le campement était sur le continent et non sur une île isolée. Donc en marchant quelques kilomètres, vous finissez par tomber sur des locaux. Au Costa Rica, nous étions partis chercher à manger pour tout le monde et le hasard a voulu qu’on tombe sur ce ranger qui nous a vus crevés et amaigris. En revenant le voir le lendemain, il nous a filé un bol de riz mais il fallait crapahuter en montagne pour aller à sa rencontre, il fallait le mériter quand même. À la fin de l’aventure, j’avais quand même perdu 12 kilos. Je ne cherchais pas à gagner des épreuves individuelles à tout prix. Ce que je voulais, c’était gagner le jeu à la fin.
 
Avez-vous facilement accepté de revenir dans «Koh-Lanta, la revanche des héros» en 2012 au Cambodge ?
 
La production avait beaucoup insisté pour que je participe à la première édition all stars en 2009 mais j’avais refusé. Même chose en 2010. Et en 2012, je m’apprête à leur envoyer mon refus un soir par mail et finalement, je ne le fais pas et je suis parti me coucher. Le lendemain, je me suis dit pourquoi pas, dix ans après, cela pourrait être fun. J’avais un peu vieilli, je savais que, physiquement, je ne serai pas un cador. Mais j’ai accepté.
 
Malheureusement, vous aviez été éliminé au bout du sixième jour…
 
C’est différent un all star. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est la manière dont certains candidats avaient communiqué avant l’aventure. Cela ne s’était pas joué à grand-chose pour moi. Dans notre équipe de huit, le clan de Claude était à quatre et j’étais leur cinquième homme. J’avais bien cerné les choses et j’étais prêt à leur faire à l’envers. En face, je m’entendais très bien avec Guénaëlle qui elle-même était proche de Marine et Fabienne. Malheureusement, cette dernière a été éliminée dès la première épreuve et j’ai compris que ce serait compliqué pour moi.
 
Vous avez connu deux expériences très différentes dans «Koh-Lanta»…
 
C’est vrai, je suis rentré tôt du Cambodge en voyant le bon côté des choses. J’étais devenu papa, cela me permettait de revoir mes enfants. Et lors de la diffusion, mon image était plus sympa. Lors des conseils, autant en 2002 j’étais malmené, autant en 2012 j’étais encouragé. Je n’avais pas connu l’extinction du flambeau, j’ai pu voir ce que c’était. Je me suis toujours dit qu’il ne fallait pas régler ses comptes avant de partir, il faut le faire avec classe et panache.
 
Gardez-vous contact avec la famille des anciens participants de «Koh-Lanta» ?
 
Non, j’avais fait quelques rassemblements qui avaient été géniaux. Mais je ne suis pas sur Facebook ni rien d’autre sur Internet donc c’est difficile de me contacter. Aujourd’hui, cela représente beaucoup de monde, c’est difficile de tous se connaître. J’avais surtout noué des affinités avec les aventuriers des trois premières saisons.
 
Et si la production vous propose une troisième participation…
 
Aujourd’hui, la tête dirait sans doute oui mais j’ai un problème de santé assez grave. J’ai un cancer de la mâchoire depuis deux ans qui a endommagé ma dentition. Manger une coco dans «Koh-Lanta» me serait impossible. Physiquement, je suis encore en bonne forme physique, malgré le risque que le mal se répande. Une telle aventure me semble compliquée mais j’ai 47 ans, une chouette vie avec une chouette famille et plein de copains. Il n’y a pas à s’inquiéter pour moi.

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