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Vienne : Un gardien de prison mis en examen et écroué pour trafic de stupéfiants

Vienne : Un gardien de prison mis en examen et écroué pour trafic de stupéfiants

Cinq personnes, dont deux détenus et un agent du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, ont été mises en examen et écrouées dans une affaire de trafic de stupéfiants, en lien avec des introductions en prison de téléphones portables, a-t-on appris de sources judiciaires.

Les deux autres personnes écrouées sont la femme d'un détenu et un homme qui faisait l'objet d'un placement sous surveillance électronique à son domicile.

En tout, onze personnes, dont deux agents pénitentiaires, avaient été placées en garde à vue mardi 19 novembre, en parallèle à des perquisitions dans des cellules.

Déférés ce vendredi, les cinq suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour trafic de stupéfiants, l'agent de l'administration pénitentiaire étant également mis en examen pour "remise à détenus par un agent chargé de la surveillance des détenus, d'objets ou substances quelconques en violation de la loi", a indiqué dans un communiqué le procureur de Poitiers Michel Garrandaux.

Le procureur a expliqué que "les cinq personnes déférées ont été placées sous mandat de dépôt dans divers établissements pénitentiaires de la région Nouvelle-Aquitaine".

L’enquête avait démarré en début d’année sur le trafic de stupéfiants, en lien aussi avec une augmentation des saisies de smartphones à l’intérieur de la prison, des indices pointant vers un soupçon de complicité interne, a-t-on appris de source proche du dossier.
 
« On découvre de plus en plus de smartphones, c’est une situation inquiétante », a déploré une source syndicale du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne.
 
« Car avec ces téléphones, les détenus peuvent nous filmer, prendre des photos. Ce sont des choses que l’on a déjà vues, notamment lors de l’évasion de Redouane Faid. »
 
Les fouilles au parloir permettent régulièrement de découvrir des petits téléphones et de petites quantités de résine de cannabis introduites par des personnes venant voir des détenus.
 
En 2016, un prestataire de la prison de Vivonne avait été interpellé : il faisait rentrer, dans des colis destinés aux cuisines, du cannabis pour le compte de détenus. L’enquête avait alors écarté l’existence de complicités parmi le personnel pénitentiaire.
 

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