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Décès de Jean-Étienne Siry, le dessinateur de l’affiche des Tontons flingueurs

Le dessinateur des affiches originales du Fanfaron de Dino Risi et des Tontons flingueurs de Georges Lautner vient de nous quitter à l’âge de 79 ans, a-t-on appris via l’AFP.
 
Né en 1940, Jean-Étienne Siry s’oriente très vite vers une formation artistique. Après le lycée, il commence à parfaire sa maîtrise du dessin en rejoignant l’atelier de Paul Colin, un illustrateur reconnu pour avoir immortalisé l’historique Revue Nègre menée par Joséphine Baker.
 
L’élève veut dépasser le maître et très vite Jean-Étienne Siry doit quitter l’atelier pour voler de ses propres ailes. Il sonne à la porte de la société cinématographique Pathé et, miracle, il signe l’affiche d’un film, aujourd’hui vénéré par les admirateurs de Darry Cowl, Robinson et le triporteur. Il n’a alors que dix-huit ans.
 
Ce dessinateur imaginatif a trouvé sa voie: il sera affichiste de cinéma et son infatigable propagandiste. Très vite, il rédige et conceptualise les maquettes de publicités des films de Jean-Pierre Melville ( Le Doulos), d’Agnès Varda (Cléo de 5 à 7) et de Claude Chabrol (Landru).
 
En 1963, Georges Lautner et la Gaumont lui confient la responsabilité de concevoir l’affiche d’un certain Terminus des prétentieux, qui bientôt sera rebaptisé... Les Tontons flingueurs.
 
Désormais reconnu comme l’affichiste «que l’on s’arrache», le trait de Jean-Étienne Siry immortalise la crème de la crème du cinéma français et italien des années 60 et 70. Ami de Brigitte Bardot, à la demande de son mari de l’époque, l’acteur Jacques Charrier, il dessinera le faire-part de naissance de Nicolas Charrier, l’unique enfant de B.B.
 
Quant à l’autre couple vedette de l’époque des yé-yé, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday, il n’hésitera, pour eux, à concevoir leurs cartes de vœux de fin d’année.
 
La notoriété de l’affichiste dépasse très vite les frontières de l’Hexagone. Il travaille pour le gratin du cinéma international: La poursuite impitoyable (Arthur Penn), Quoi de neuf, Pussycat (Clive Donner). Pour Dino Risi, il imaginera, entre autres, les affiches du Fanfaron et de L’inassouvie.
 
En 1979, il réalise enfin son rêve en dirigeant le tournage d’Un escargot dans la tête, un film qu’il conçoit de A à Z. Cette histoire fantastique sur l’incommunicabilité reçoit la faveur des critiques mais, parce qu’il est à son image, très original, ce long-métrage ne rencontre pas son public. Il restera pourtant comme l’expression la plus aboutie de son talent.
 
Et comme un hommage, en 1980, Le Figaro recevait la belle profession de foi d’un affichiste devenue un cinéaste inspiré: «Avoir une caméra pour pinceau et toute une équipe en guise de tubes de couleurs, c’est aussi passionnant que difficile.»

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