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Déontologie de la presse : Une multiplicité d'instances à l'étranger

Déontologie de la presse : Une multiplicité d'instances à l'étranger
De nombreux pays se sont déjà dotés de conseils de déontologie pour leurs médias, avec une diversité de formats qui servent d'inspiration à leur homologue français, le CDJM.
 
Une vingtaine de pays de l'Union européenne comptent une instance dédiée à la déontologie.
 
Centraux en Belgique
 
En Belgique flamande comme francophone, les conseils créés dans les années 2000 sont compétents pour examiner les plaintes concernant tout support d'information de type journalistique (presse écrite, radio, télévision, mais également internet ou même livre).
 
Les aides à la presse sont conditionnées à la coopération des titres avec le conseil de presse.
 
L'équivalent du CSA existe, mais il ne s'occupe plus des questions déontologiques.
 
En Belgique francophone, c'est la diffusion en 2006 par la RTBF d'un faux JT, qui faisait croire à une vraie déclaration d'indépendance de la Flandre, qui avait relancé le débat sur la nécessité d'une telle instance.
 
Depuis 2009, le "Conseil de déontologie journalistique de Belgique francophone" compte 20 membres (7 journalistes, 7 éditeurs et 6 personnalités qualifiées).
 
Le conseil émet des recommandations, qui peuvent éventuellement être publiées par le média concerné, si le conseil le demande et que ce média est d'accord.
 
Sur quoi se base-t-il ? Il statuait d'abord sur la base de la charte de Munich, une déclaration des devoirs et des droits des journalistes établie en 1971, et sur des chartes propres à chaque média.
 
Il s'est ensuite engagé dans l'élaboration d'un texte de référence, sur lequel il se base depuis 2013.
 
100% pro en Allemagne
 
Le Conseil de la presse allemand (Presserat) ne réunit que des éditeurs et des journalistes, soit 28 membres qui se réunissent deux fois par an.
 
Il est cofinancé par la profession et par l'Etat.
 
A titre indicatif, en 2017, 1.788 lecteurs ont demandé au Conseil de presse d'évaluer leurs plaintes, et 508 ont été traitées en commission, dont près de la moitié ont été évaluées comme fondées.
 
L'ancêtre suédois
 
Fondé en 1916, le Conseil de la presse suédois (Pressens Opinionsnämnd) est le plus ancien conseil de ce type au monde.
 
Il est composé d'un juge, qui préside, d'un représentant de chacune des organisations de presse et de trois représentants du grand public.
 
L'Opinionsnämd est entièrement financé par des organisations de presse écrite, l'audiovisuel étant pour l'instant sous l'autorité d'un autre régulateur.
 
Un journal qui viole les bonnes pratiques journalistiques doit publier la décision écrite du Conseil, et payer une amende d'environ 2.400 euros qui contribue au financement de l'instance.
 
En Suède, comme au Danemark et en Irlande, le lecteur qui souhaite déposer une plainte doit être personnellement affecté et identifié, avec des informations offensantes ou préjudiciables.
 
Combat d'instances outre-Manche
 
A la suite du scandale des écoutes téléphoniques utilisées par un tabloïd, le gouvernement britannique avait incité les médias à adhérer à un nouveau gendarme du secteur, appelé "IMPRESS".
 
Celui-ci, critiqué par ses nombreux détracteurs comme une atteinte à la liberté de la presse, a été mis en échec par un autre régulateur financé par le secteur, l'IPSO (Independent Press Standards Organisation).
 
Avec un budget de près de 3 millions d'euros, l'IPSO reçoit environ 30.000 plaintes et demandes de renseignements par an.
 
Proche de l'exécutif en Azerbaïdjan
 
Un conseil de presse a été créé en Azerbaïdjan en 2003 et, pour Adeline Hulin, consultante auprès de l'Unesco citée dans le rapport Hoog, cette instance "ne peut être véritablement considérée comme indépendante du pouvoir politique".
 
Selon Emil Huseynov, directeur de l'Institut pour la liberté et la sécurité des journalistes en Azerbaïdjan, "le conseil de presse a été placé à un niveau équivalent à un organisme du pouvoir exécutif pouvant faire appel aux tribunaux pour mettre fin à l'activité d'un organe de presse".

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