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La justice confirme le redressement fiscal de Jean-Marie Bigard

La Cour d’appel considère que la société de production de l’artiste est redevable de sommes d’impôts supplémentaires pour la période de septembre 2011 à 2013.
 
Fini de plaisanter. L’humoriste Jean-Marie Bigard, régulièrement cible de contrôles fiscaux - selon ses déclarations - vient de perdre son combat face au Trésor public. Dans un arrêt rendu par la Cour administrative d’appel de Paris mardi 26 novembre, les juges ont donné raison à l’administration en confirmant le redressement fiscal infligé à J.M.B. Productions, qui produit les spectacles de l'artiste et en commercialise les droits de diffusion. Le comédien avait saisi le tribunal pour contester cette décision.
 
Dans le détail, la société de Jean-Marie Bigard aurait reporté 700.000 euros qui devaient figurer dans les bilans annuels de la société de septembre 2011 et 2013 grâce à une astuce comptable. Cette coquette somme correspond à la vente des droits d’exploitations des spectacles “100 villes 100 blagues” et “Numéro 9 de Bigard” à Europacorp Diffusion et TF1 Videos. D’après l’administration fiscale, ces créances n’avaient pas vocation à être modulées sur d’autres années que l’exercice en cours.
 
Selon Eric Hainaut, expert-comptable et fondateur d’un cabinet d’expertise spécialisé dans la culture et les médias interrogé par Capital, "les entreprises peuvent parfois être tentées de moduler certains bénéfices afin de minimiser leur profit et d’échapper à l’impôt”. Le montant des cotisations supplémentaires que devra régler J.M.B. Productions n’est pas connu, mais pourrait s’élever à plusieurs milliers d’euros, notamment en raison de la présence de pénalités de retard.
 
En 2014, Jean-Marie Bigard avait déclaré que Michel Charasse, ancien ministre du Budget entre 1988 et 1992, réglait les problèmes des artistes avec le fisc en “déchirant les feuilles d’impôts”, avant de se rétracter et de présenter ses excuses au principal intéressé.
 
Contactés, ni l’avocat de Jean-Marie Bigard, ni sa société de productions, n’ont souhaité donner suite.

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