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Le Fil Actu - Grève Jour 2 : Le Premier ministre Edouard Philippe réaffirme qu'il "faudra renoncer aux régimes spéciaux" - 9 lignes de métro fermées demain et des RER seulement l'après-midi

Le Fil Actu - Grève Jour 2 : Le Premier ministre Edouard Philippe réaffirme qu'il "faudra renoncer aux régimes spéciaux" - 9 lignes de métro fermées demain et des RER seulement l'après-midi

17h58: Les embouteillages en Ile-de-France atteignent à 18h le chiffre record de 600 kilomètres, selon la courbe de Sytadin qui mesure l'état du trafic en Ile-de-France en temps réel.

17h56: La compagnie aérienne Air France assurera tous ses vols demain , selon BFM TV.

17h21: La RATP a publié ses prévisions pour demain : le trafic sera "extrêmement perturbé" le samedi, avec 9 lignes de métro fermées et des RER seulement l'après-midi, entre 13h et 18h.

 

16h43: Cet après-midi, à 16h20, le trafic était important en Ile-de-France avec le départ en week-end et la sortie des bureaux, comme le rapporte le Parisien.

Près de 400 kilomètres de bouchons cumulés ont été enregistrés. Soit deux fois plus que la moyenne.

16h34: La porte-parole de la SNCF, Agnès Ogier, dévoile les prévisions pour ce week-end :

TGV : 1 train sur 6

Intercités : 10% du trafic habituel

TER : 1 train sur 10

Transilien : 15% du trafic habituel

"Sur ce week-end, on est à peu près dans les mêmes niveaux de perturbations que les jours précédents, c'est à dire 10 à 15 % du trafic habituel." 

16h10: "Il n'est pas vrai que le système qui est présenté par le gouvernement soit un système universel", a déclaré Jean-Luc Mélenchon en précisant que "la question des retraites est bien sûr une question sociale et syndicale".

"La retraite par points, c'est un système du chacun pour soi", "Je crois que le message n'a pas vraiment été entendu."

Le patron de la France insoumise a évoqué un "bras de fer" avec le gouvernement. "Le gouvernement doit faire preuve de raison et de sagesse, il doit abandonner l'idée de la retraite par points", a-t-il continué.

15h52: Le Premier ministre Edouard Philippe s'exprime :

"Hier, beaucoup de nos compatriotes ont fait grève (...) Aujourd'hui encore la grève reste forte dans les entreprises de transports publics."

"J'en ai vu diffuser des chiffres qui s'avèrent faux, des simulateurs qui ne correspondent à rien. Je le déplore."

"Ma logique n'est pas celle de la confrontation."

"Il faudra renoncer aux régimes spéciaux (...) il faudra travailler plus longtemps". "La très grande diversité des régimes actuels, des 42 régimes actuels, ne peut pas perdurer."

Comme tous les Français, je sais que quand des grèves importantes se déroulent dans ces entreprises, la vie de nos concitoyens est affectée."

"Je rencontrerai dans les prochaines minutes le président de la SNCF et la présidente de la RATP."

"Faire en sorte que les transitions soient progressives afin qu'elles ne soient pas brutales", "les pensions des enseignants ne baisseront pas."

"L'intégralité du projet du gouvernement" sera présenté mercredi à 12h, annonce Edouard Philippe.

15h47: Le Premier ministre Edouard Philippe doit s'exprimer dans les prochaines minutes pour «faire un point sur la mobilisation sociale» contre la réforme des retraites, et pour détailler le calendrier des prochains jours, a indiqué Matignon.

Le chef du gouvernement doit présenter en milieu de semaine prochaine l'architecture générale de la réforme. La prise de parole de vendredi après-midi intervient alors que la grève se poursuit, au lendemain d'une mobilisation qui a vu au moins 800.000 personnes, selon l'Intérieur, manifester en France.

Plus tôt dans la journée, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, a déclaré que «le gouvernement est en quête d'un compromis entre le respect des régimes spéciaux et les décisions qu'il compte prendre pour mener à bien une réforme essentielle des retraites».

15h17: Le syndicat FO Propreté a invité vendredi «la maman de Gérald Darmanin à s’engager dans la grève», après l’intervention télévisée jeudi soir du ministre des Comptes publics dans laquelle il s’appuie sur l’exemple de sa mère pour justifier la réforme des retraites.

«Lors de son intervention télévisée d’hier (jeudi) soir, le ministre Darmanin, argentier du gouvernement, s’est copieusement appuyé sur la situation de sa mère, femme de ménage, pour justifier les bienfaits du projet gouvernemental de système à points», s’insurge la FEETS-FO dans un communiqué.

«Aujourd’hui, pour que ma mère ait une retraite à taux plein, pour qu’elle puisse vivre dignement, il faut qu’elle travaille jusqu’à 67 ans», avait déclaré M. Darmanin sur le plateau de France 2. «Avec la réforme que l’on propose, elle partira à taux plein à 64 ans.»

La fédération, qui regroupe les syndicats FO des salariés du ménage, «tient à rétablir quelques vérités pour le secteur du nettoyage», rappelant que, «pour un demi-million de salariés du nettoyage, dont 80% sont des femmes, le salaire moyen mensuel est de 600 euros».

«Comment oser dire qu’en dehors de toute solidarité, par le simple fait d’accumuler des points en ayant un salaire de 600 euros, il serait possible d’acquérir une retraite de 1.000 euros ?», interroge le syndicat qui dénonce un «mensonge» voire une «arnaque».

14h04: Le Premier ministre Edouard Philippe fera une déclaration cet après-midi à 15h30 pour préciser le calendrier des prochains jours, annonce Matignon à BFMTV.

13h56: Le point sur ce que l'on sait ce vendredi :

La grève se poursuivait vendredi notamment dans les transports et les syndicats, ragaillardis par la mobilisation massive de jeudi, ont décidé d’une nouvelle grève le 10 décembre pour obtenir d’éventuelles concessions de l’exécutif.

Tous les partenaires sociaux vont être reçus lundi par la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et par le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye, a annoncé Mme Buzyn en affirmant que la «colère des Français» a été «entendue».

L’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et trois organisations de jeunesse ont appelé vendredi à une grève interprofessionnelle le mardi 10 décembre, avec une nouvelle intersyndicale le soir même pour «décider de la suite».

«Nous sommes déterminés, ce n’est pas un mouvement d’humeur de quelque jours», a assuré Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération chez les enseignants, profession particulièrement remontée et présente dans les cortèges jeudi.

Beaucoup de profs étaient néanmoins retournés en salle de cours vendredi avant une nouvelle journée de grève prévue mardi. Le taux de grévistes était de 4,55% dans le primaire et de 5,42% dans le secondaire (collèges et lycées), selon le ministère.

Exhortés à s’exprimer par les syndicats - y compris la CFDT qui n’appelle pas à la grève et est favorable au régime universel-, l’exécutif n’a pas vraiment modifié son calendrier ni changé de stratégie.

Agnès Buzyn a indiqué que le Premier ministre Édouard Philippe communiquerait «en fin de semaine prochaine».

Au lendemain d’une mobilisation qui a vu au moins 800.000 personnes, selon l’Intérieur, manifester en France et des secteurs entiers tourner au ralenti pour protester contre ce futur «système universel» de retraite par points, les responsables syndicaux à l’initiative du mouvement se montraient satisfaits.

«Il y avait beaucoup de personnes en grève, il faut que ça augmente encore si on veut peser sur les décisions, il faut généraliser les grèves dans toutes les entreprises», a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

«Ce qui est important, c’est que lundi la question de la mobilisation soit maintenue, y compris dans la grève parce que l’expérience passée nous l’a démontré, ça ne suffirait pas de donner quelques rendez-vous comme ça», a renchéri Yves Veyrier, son homologue de FO.

Fait marquant selon eux deux, l’ampleur de «l’adhésion» à la contestation qui a touché les transports, l’éducation, la police, la justice mais aussi les entreprises privées. Ou encore les raffineries : au moins quatre (La Mède, Lavera, GrandPuits et Gonfreville) étaient de nouveau bloquées vendredi, selon la CGT.

Dans l’ouest de la France, très mobilisé jeudi, la mobilisation s’est poursuivie. A Rennes, un cortège syndical de 2 à 300 personnes a commencé à défiler. Au Havre, fief du Premier ministre, 300 manifestants ont bloqué un rond point dans la matinée dans une action organisée par la CGT et FO, tandis qu’un action de blocage du tramway a eu lieu à Rouen.

«On s’installe dans la durée et on prend contact avec nos homologues de Belgique, d’Italie et d’Espagne pour éviter que des approvisionnements viennent de l’extérieur», a expliqué Emmanuel Lépine de la CGT Chimie.

Dans le secteur de l’énergie, les grèves reconduites vendredi auront surtout pour objectif de «préparer le temps fort de mardi», a indiqué à l’AFP Sébastien Menesplier de la CGT Énergie.

Deux syndicats, Alliance et Unsa Police, ont appelé leurs troupes «à continuer le service minimum» et «à se tenir prêts à toutes autres actions» pour défendre leur régime spécifique de retraite.

La situation dans les transports restait extrêmement perturbée. A Paris, la reconduction du mouvement à la RATP a été votée jusqu’à lundi et neuf lignes de métro restaient fermées, même si une légère amélioration était constatée.

Côté SNCF, en Île-de-France, un train sur cinq circule. Près d’un tiers des cheminots étaient en grève vendredi, 87,2% des conducteurs, selon la direction.

Sur la France, 90% de TGV et 70% de TER ont été annulés selon la direction. Le taux de grévistes au sein de la compagnie ferroviaire avait atteint 55,6% jeudi, du jamais vu depuis 2007. Les trois syndicats représentatifs ayant appelé ensemble à la grève illimitée, la CGT-Cheminots, l’Unsa ferroviaire et SUD-Rail, se réuniront de nouveau samedi à 10H00 au siège de la CGT.

Les routes de l’agglomération parisienne totalisaient plus de 210 km de bouchons à la mi-journée après un pic dans la matinée.

Air France a annoncé l’annulation vendredi de 30% de ses vols intérieurs et 10% de ses moyen-courriers, EasyJet, Transavia et Ryanair laissant également des avions au sol. Les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme.

A l’origine de la colère : le «système universel» de retraite par points censé remplacer à partir de 2025 les 42 régimes de retraites existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires).

L’exécutif promet un dispositif «plus juste», quand les opposants redoutent une «précarisation» des retraités. Côté syndicats, seule la CFDT continue de soutenir l’idée d’un régime «universel».

13h30: Le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye s'exprime :

"Les invitations pour la rencontre de lundi sont en train d'être envoyées aux syndicats."

"Nous aurons à coeur d'apporter des précisions sur les inquiétudes."

"Nos concitoyens expriment leur désapprobation par rapport au système actuel."

Selon Jean-Paul Delevoye, "les régimes complémentaires par point ont réduit de manière considérable la précarité chez les personnes âgées."

12h56: 87,2 % des conducteurs de la SNCF sont en grève aujourd'hui, contre 85,7 % hier, indique la direction de la SNCF.

12h40: Les enseignants, très mobilisés jeudi contre la réforme des retraites, étaient beaucoup moins nombreux à faire la grève vendredi selon le ministère de l’Education nationale, avant une nouvelle journée d’actions prévue mardi. Le taux de grévistes est de 4,55% dans le primaire et de 5,42% dans le secondaire (collèges et lycées), selon un communiqué du ministère.

Un peu plus tôt dans la matinée, le ministre Jean-Michel Blanquer avait évoqué sur RMC-BFMTV un taux de «10%, peut-être même un peu moins», sans détailler entre le secondaire et le primaire.

Jeudi, au premier jour de grève contre la réforme des retraites, les enseignants s’étaient très fortement mobilisés : 51,15% dans le primaire et de 42,32% dans le secondaire (collèges et lycées), selon le ministère.

Les syndicats ont eux avancé des chiffres bien supérieurs : 70% dans le primaire selon le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, et 75% dans le secondaire, selon le Snes-FSU (premier syndicat du secondaire).

11h52: L'intersyndicale annonce un "nouveau temps fort interprofessionnel mardi" prochain. A Paris, la manifestation se déroulera entre Invalides et Denfert-Rochereau.

"Il faut que le gouvernement entende que nous sommes déterminés et décidés à ancrer ce mouvement dans la durée", assure Bernadette Groison (secrétaire générale FSU).

11h29: L’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU), rejointe par la CFE-CGC, et les organisations de jeunesse ont commencé à se réunir vendredi au siège de Force ouvrière pour décider de la suite du mouvement, alors que de nouvelles manifestations sont prévues dans la journée.

«On a l’idée de poursuivre tant qu’il faudra, tant qu’on n’est pas écoutés. Les gens ne parlent plus (seulement) de retraites mais de pénibilité, de conditions de travail et de salaires», a déclaré avant le début de la réunion Catherine Perret, de la CGT.

11h26: Tous les partenaires sociaux vont être reçus lundi par la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et par le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye, a annoncé Mme Buzyn en affirmant que la «colère des Français» a été «entendue».

Selon elle, le Premier ministre Édouard Philippe s’exprimera «en fin de semaine prochaine». L’Élysée avait évoqué jeudi des annonces «vers le milieu de la semaine prochaine sur l’architecture générale de la réforme».

10h52: Pour Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière sur France Inter, "il est important que l'on continue cette mobilisation, mais pas en attendant une prochaine journée. Dès maintenant".

10h44: Les routes de l’agglomération parisienne totalisaient plus de 160 km de bouchons vers 10H30, après plus de 340 km à 08H00, un niveau exceptionnel un vendredi à cette heure.

10h30: Au lendemain d’une mobilisation qui a vu au moins 800.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, manifester en France et des secteurs entiers tourner au ralenti pour protester contre le futur «système universel» de retraite, l’heure était à la satisfaction chez les responsables syndicaux à l’initiative du mouvement.

«Il y avait beaucoup de personnes en grève, il faut que ça augmente encore si on veut peser sur les décisions, il faut généraliser les grèves dans toutes les entreprises», a déclaré vendredi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

10h18: Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye recevra lundi prochain les syndicats pour leur donner ses conclusions.

09h50: "Nous ne souhaitons pas prolonger la grève pendant des jours et des jours, y compris les salariés qui sont mobilisés", a déclaré Catherine Perret, secrétaire confédérale de la confédération syndicale, sur Franceinfo.

Et d'indiquer : "Je pense particulièrement aux cheminots ou aux traminots. Ils n'ont pas envie de perdre leur journée de travail tous les jours durant des semaines."

09h31: Le point sur ce que l'on sait ce matin :

Après une mobilisation massive jeudi, la grève se poursuit vendredi notamment dans les transports, alors que les syndicats opposés à la réforme des retraites, ragaillardis, doivent décider de la suite du mouvement social, avant d’éventuelles concessions de l’exécutif.

Tous les partenaires sociaux vont être reçus lundi par la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et par le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye, a annoncé Mme Buzyn en affirmant que la «colère des Français» a été «entendue».

La veille, au moins 800.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, ont manifesté en France, et des secteurs entiers d’activité ont tourné au ralenti pour protester contre le futur «système universel» de retraite. La CGT a revendiqué plus d’1,5 million de manifestants dans le pays et y a vu «une première étape réussie». Une mobilisation «d’une ampleur rare, inédite depuis 2010 et 1995», lors de précédentes réformes des retraites, a abondé Force ouvrière.

Vendredi, après une paralysie importante des transports la veille en particulier en région parisienne, la situation restait extrêmement perturbée. A Paris, la reconduction du mouvement à la RATP a été votée jusqu’à lundi et 9 lignes de métro restaient fermées.

Le trafic est globalement «conforme à ce qu’on avait annoncé», a indiqué à l’AFP un porte-parole de la RATP. «C’est même un petit peu meilleur que prévu». Les lignes automatiques 1 et 14 fonctionnent «normalement», la 3 a finalement ouvert à 06H30 entre Pont de Levallois et Havre-Caumartin et deux stations supplémentaires ont ouvert sur la ligne 4, qui traverse Paris du Nord au Sud.

Même son de cloche à la SNCF: «la situation est conforme à ce qui a été annoncé hier (...), grosso modo, en Ile-de-France, c’est un train sur cinq».

En France, la direction de la SNCF anticipe 90% de TGV et 70% de TER annulés. Le taux de grévistes au sein de la compagnie ferroviaire avait atteint 55,6% jeudi, du jamais vu depuis 2007.

Les routes de l’agglomération parisienne totalisaient, elles, environ 340 kilomètres de bouchons vers 8H00 vendredi, un niveau exceptionnel à cet horaire.

Air France a annoncé l’annulation vendredi de 30% de ses vols intérieurs et 10% de ses moyen-courriers, EasyJet, Transavia et Ryanair laissant également des avions au sol. Les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme.

Dans l’éducation, où la mobilisation a été massive jeudi, une partie des écoles restaient fermées vendredi. Le ministère de l’Éducation a recensé jeudi 51,15% d’enseignants grévistes dans le primaire et 42,32% dans le secondaire.

Faut-il s’attendre à de nouvelles manifestations dès samedi, pour gonfler les actions déjà prévues contre le chômage et la précarité ? L’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU...) et les organisations de jeunesse se réunissent vendredi au siège de Force ouvrière pour en décider, afin de pousser le pouvoir à abandonner sa réforme.

Jeudi, certaines manifestations ont été marquées par des heurts, à Paris, Lyon, Montpellier ou Toulouse notamment, mais le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a rendu «hommage» aux syndicats, notant que dans «un très grand nombre de villes», les manifestations «se sont bien passées».

Le président Emmanuel Macron est «calme et déterminé à mener cette réforme, dans l’écoute et la consultation», a fait savoir l’Élysée jeudi, en précisant que son Premier ministre «s’exprimerait vers le milieu de la semaine prochaine sur l’architecture générale de la réforme».

A l’origine de la colère: le «système universel» par points censé remplacer à partir de 2025 les 42 régimes de retraites existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires). L’exécutif promet un dispositif «plus juste», quand les opposants redoutent une «précarisation» des retraités.

Des sondages récents ont montré que le mouvement était majoritairement soutenu par les Français. Côté syndicats, seule la CFDT continue de soutenir l’idée d’un régime «universel».

Jeudi, sept des huit raffineries françaises ont été en grève. Les fonctionnaires de police ont effectué un service minimum. A EDF, le taux de grévistes a atteint 41,4% selon la direction. Enedis a fait part d’un taux de 60,37% de grévistes. Éboueurs, avocats, retraités ou transporteurs routiers avaient aussi appelé à l’action. De même que des «gilets jaunes», le PS, LFI, le RN ou le PCF. Et des syndicats peu coutumiers des manifestations ont été de la partie, dont des fédérations de l’Unsa, des syndicats de la CFTC, et surtout la CFE-CGC.

09h00: On frôle désormais les 400 kilomètres de bouchons en IIe de France.

08h24: Grève aussi dans la police: les fonctionnaires ont effectué un service minimum, bloquant certains commissariats. A EDF, le taux de grévistes a atteint 41,4% selon la direction. Éboueurs, avocats, retraités ou transporteurs routiers avaient aussi appelé à l'action. De même que des "gilets jaunes", le PS, LFI, le RN ou le PCF.

08h08: La direction générale de l’aviation civile (DGAC) a appelé les compagnies aériennes à réduire de 20% leurs programmes de vol. Air France a d’ores et déjà annoncé l’annulation de 30% de ses vols intérieurs et de près de 10% de ses vols moyen-courrier. La compagnie a cependant précisé, dans un communiqué, qu’elle prévoyait d’assurer «l’ensemble de ses vols long-courrier».

07h38: Près de 300 kilomètres de bouchon en Ile de France à 7h30, un chiffre très largement supérieur à la normale.

06h01: Les prévisions de circulation pour aujourd'hui :

 

05h01: Au moins 800.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, sont descendues dans la rue partout en France, et des secteurs entiers d'activité ont tourné au ralenti en ce jeudi noir de grèves et manifestations contre le futur "système universel" de retraite. La CGT a revendiqué plus d'1,5 million de manifestants dans tout le pays, et y a vu "une première étape réussie". Une mobilisation "d'une ampleur rare, inédite depuis 2010 et 1995", lors de précédentes réformes des retraites, a abondé Force ouvrière.

Faut-il s'attendre à un nouveau rendez-vous dès samedi, pour gonfler les actions déjà prévues contre le chômage et la précarité ?

A une deuxième journée de grèves et manifestations mardi ou jeudi prochain? L'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU...) et les organisations de jeunesse se réunissent vendredi matin au siège de Force ouvrière pour en décider. Regonflés par ce premier succès après des mois de marginalisation, les syndicats vont "proposer d'autres +temps forts+ interprofessionnels, dès la semaine prochaine" afin de pousser le pouvoir à abandonner sa réforme, a prévenu la CGT.

A Paris, la manifestation de jeudi, qui a rassemblé 250.000 personnes selon la centrale de Montreuil, 65.000 pour la place Beauvau, a été marquée par des heurts entre police et "blacks blocs", et plus de 70 personnes étaient en garde à vue à 20H, a indiqué le parquet.

Des affrontements ont eu lieu dans plusieurs autres villes, dont Lyon, Montpellier ou Toulouse. En dépit de ces incidents, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a tenu à rendre "hommage" aux syndicats, notant que dans "un très grand nombre de villes", les manifestations "se sont bien passées".

Le président Emmanuel Macron est "calme et déterminé à mener cette réforme, dans l'écoute et la consultation", avait indiqué un peu plus tôt l'Élysée, précisant que son Premier ministre "s'exprimerait vers le milieu de la semaine prochaine sur l'architecture générale de la réforme". Auparavant, lundi ou mardi, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, tirera les conclusions d'une longue concertation sur ce dossier. "Il reste des marges de négociation", a assuré la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

A l'origine de la colère: le "système universel" par points censé remplacer à partir de 2025 les 42 régimes de retraites existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires). L'exécutif promet un dispositif "plus juste", quand les opposants redoutent une "précarisation" des retraités.

Des sondages récents ont montré que le mouvement était majoritairement soutenu par les Français. Vendredi, les transports devraient rester très perturbés : à la RATP, la reconduction du mouvement a été votée jusqu'à lundi et la direction prévoyait 10 lignes de métro fermées, comme jeudi. A la SNCF, la direction anticipe 90% de TGV et 70% de TER annulés. Le taux de grévistes au sein de la compagnie ferroviaire a atteint 55,6% jeudi, du jamais vu depuis 2007. Sept des huit raffineries françaises ont été en grève et les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme.

Air France a annoncé l'annulation vendredi de 30% de ses vols intérieurs et 10% de ses moyen-courriers, EasyJet, Transavia et Ryanair laissant également des avions au sol.

Nombre d'écoles sont restées closes jeudi. Le ministère de l'Éducation a recensé 51,15% d'enseignants grévistes dans le primaire et 42,32% dans le secondaire. Une partie seront de nouveau en grève vendredi. Grève aussi dans la police : les fonctionnaires ont effectué un service minimum, bloquant certains commissariats. A EDF, le taux de grévistes a atteint 41,4% selon la direction. La direction d'Enedis a fait part d'un taux de 60,37% parmi les salariés présents.

Source JMM

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