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Le Fil Actu - Retraites - La CFTC et la CFDT rejoignent le mouvement et appellent aussi à la mobilisation le 17 décembre - Les prévisions de circulations à la SNCF et à la RATP pour jeudi

Le Fil Actu - Retraites - La CFTC et la CFDT rejoignent le mouvement et appellent aussi à la mobilisation le 17 décembre - Les prévisions de circulations à la SNCF et à la RATP pour jeudi

19h46: La CFTC et la CFDT rejoignent le mouvement et appellent aussi à la mobilisation le 17 décembre.

La CFDT appelle l'ensemble des travailleurs à se mobiliser le 17 décembre pour que le gouvernement renonce à toute mesure d'âge et rouvre les discussions pour un système de retraite universel qui soit réellement juste", précise la CFDT dans un communiqué.

Dans un communiqué, la CFTC, l'un des syndicats favorables à un régime universel de retraites par points, a appelé à rejoindre la mobilisation du 17 décembre contre la réforme du gouvernement.

La CFTC refuse "l'âge pivot tel qu'annoncé par le Premier ministre avant même la mise en place de la future gouvernance" et exige "une prise en compte de toutes les situations de travail réellement pénibles comme devant donner lieu à compensation".

17h08: Dix lignes de métro resteront fermées pour la huitième journée de grève dans les transports parisiens, annonce la RATP.

16h42:  Demain en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites, le trafic sera fortement perturbé annonce la SNCF.

Transilien : 1 train sur 4 en moyenne

TER : 4 trains sur 10 en moyenne (liaisons essentiellement assurées par bus)

TGV : 1 train sur 4 en moyenne (3 sur 10 sur l'axe Est, 1 sur 4 sur l'axe Atlantique,  2 sur 5 sur l'axe Nord, 3 sur 10 sur l'axe Sud-Est)

Ouigo : 1 train sur 4

Intercités : 1 train sur 4 en moyenne

A l'international, circuleront 3 Eurostar sur 4, 2 Thalys sur 3 et 1 Lyria sur 6.

 

16h23: Le sénateur socialiste Patrick Kanner, dont le parti a défavorablement réagi au discours d'Edouard Philippe, par la voix d'Olivier Faure, a interpellé le Premier Ministre : "Monsieur le Premier ministre, en n'écoutant pas les Français, pas les corps intermédiaires, n'êtes-vous pas en train de briser notre contrat social, fondement de notre pacte républicain ?", a interrogé Patrick Kanner dans l'hémicycle du palais du Luxembourg.

15h17: Les principaux syndicats policiers assurent ne voir "aucune avancée" dans le discours d'Édouard Philippe sur la réforme des retraites et menacent de "durcir" la mobilisation afin de conserver les conditions de leur régime spécifique."Édouard Philippe n'a fait que répéter ce que nous savions déjà", a réagi le secrétaire général Unité-SGP-Police, Yves Lefebvre.

14h41: Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education: "Le Premier ministre a donné un discours fondateur et profondément républicain. Le fait que notre régime de retraite, pour les décennies à venir, soit refondé par une base inspirée par l'égalité est ce que tout le monde doit avoir à l'esprit."

"Cette réforme permet à la France d'envisager l'avenir sur le long terme. (...) S'agissant de l'Education nationale, on a deux éléments intéressants : la garantie que les pensions ne baisseront pas, ce qui était une crainte que certains exprimaient, et l'augmentation des traitements."

14h38: L'Unsa, premier syndicat à la RATP, appelle à "élargir" le mouvement de grève et à "l'installer dans la durée".

14h30: Marine le Pen : "Jamais probablement un gouvernement n’aura présenté avec des mots aussi enjolivés une réforme aussi terrible, qui va frapper durement les Français et risque de provoquer un blocage du pays.

M. Macron, sortez de la crise par le haut : référendum ! MLP. "

14h18: Force ouvrière insiste de son côté sur la "nécessité de renforcer la mobilisation" après les annonces gouvernementales.

14h12: Après les annonces d'Edouard Philippe, la FSU, premier syndicat chez les enseignants, indique que "Le mécontentement et la détermination restent entiers."

13h47: La CGT-Cheminots appelle à "renforcer la grève" après les annonces d'Edouard Philippe.

13h41: Ce qu'il faut retenir de la déclaration du Premier ministre Edouard Philippe :

«Le temps est venu de construire un système universel de retraites», a lancé mercredi Edouard Philippe au début de son discours présentant le controversé projet de réforme des retraites.

«Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre», a poursuivi le Premier ministre, en soulignant avoir «écouté» et «entendu» les partenaires sociaux et l’ensemble des Français.

«Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève», a-t-il affirmé, soulignant que «cette réforme n’est pas une bataille» avant de détailler les grands axes du projet du gouvernement, devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Retraite minimum garantie à 1.000 euros et «85% du SMIC dans la durée», âge légal à 62 ans, avec «un âge d’équilibre» et «un système de bonus-malus», «des points supplémentaires dès le premier enfant» et majoration pour «les parents de familles nombreuses» figurent parmi les mesures retenues par l’exécutif.

Les partenaires sociaux fixeront la valeur du point «sous le contrôle du Parlement», a-t-il assuré. «La loi prévoira une règle d’or pour que la valeur du point acquis ne puisse pas baisser» avec «une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires qui dans notre pays augmentent plus vite», a précisé le Premier ministre.

«Il n’y a pas d’agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies», a-t-il encore assuré : «Notre ambition d’universalité est une ambition de justice sociale, nous ne voulons léser personne», «il n’y aura ni vainqueur ni vaincu».

«Les femmes seront les grandes gagnantes du système universel», a assuré le Premier ministre. Des points supplémentaires seront notamment accordés «dès le premier enfant», a-t-il précisé. «Nous construisons donc un système de retraite plus juste pour les femmes».

«Les plus riches paieront une cotisation de solidarité plus élevée qu’aujourd’hui», a encore annoncé Edouard Philippe.

«La responsabilité c’est de tenir compte des données économiques et démographiques», a-t-il ajouté, soulignant l’esprit de «responsabilité» qui doit selon lui prévaloir pour conduire cette réforme.

13h35:  Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, "le gouvernement s'est moqué du monde."

13h30: "Macron vient d'instaurer la retraite à 64 ans. Ceux qui ont 15 ans sont condamnés au système par point. Les autres sont jetés dans un labyrinthe illisible et piégeux. Les retraites des grands patrons et les privilèges des assurances privées sont maintenus. Injuste et inéquitable", indique Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.

13h28: "Je ne veux jamais être ce père qui dira à son fils que j’ai sauvé ma retraite en sacrifiant la sienne ! La lutte continue ! Il faut généraliser la grève et amplifier les manifestations jusqu’au retrait", a déclaré Olivier Besancenot sur Twitter.

13h20: Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA, s'exprime :

"il y a beaucoup d'inquiétudes (...) Nous sommes assez déçus par ces mesures qui sont contraignantes et par le flou pour certaines professions."

13h11: Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, s'exprime :

"La ligne rouge est franchie (...) Cette reforme a été lestée par un angle budgétaire."

12h10: Le Premier ministre Edouard Philippe s'exprime au Conseil économique, social et environnemental :

"Le temps est venu de construire un système universel des retraites". "Nous proposons un pacte pour les nouvelles générations."

"La France n’a pas fait le choix et je crois qu’elle ne fera jamais le choix du chacun pour soi et du tant-pis pour les autres. Nous ne voulons pas confier le soin de nos anciens, la clé de nos retraites, à l’argent-roi. C’est un choix fondamental, ancien et répété de notre pays". "La France d'aujourd'hui veut être une France de solidarité (...) Je ne veux pas de cette rhétorique guerrière, je ne veux pas de ce rapport de force."

"Cette réforme ne doit pas être une bataille". "Il n'y aura ni vainqueur, ni vaincu (...) Je le dis aux Français qui s'interrogent sur notre projet, nous sommes peut-être en désaccord sur certains points, mais l'ambition d'universalité est portée par le gouvernement."

"Le système sera le même pour tous les Français (...) Ce sera un système en points et non en trimestre."

"La valeur du point sera fixée par les partenaires sociaux et ne baissera jamais". "Nous mettons fin aux régimes spéciaux avec calme et détermination". "La réforme touchera également la totalité des politiques, des élus, des ministres."

"Le temps du système universel est venu, celui des régimes spéciaux s'achève."

"La pension minimale sera de 1.000 euros net par mois pour une carrière normale au Smic". "Les femmes seront les grandes gagnantes du système universel. Aujourd'hui, leurs pensions sont inférieures de moitié à celles des hommes (...) Nous accorderons des points supplémentaires pour chaque enfant. Il sera accordé à la mère."

"Une majoration de 5% par enfant sera accordée aux mères dès le 1er enfant". "Il s'agit d'un progrès majeur. 80 000 femmes sont contraintes d'attendre 67 ans pour liquider leur retraite car elles n'ont pas assez travaillé."

"Jusqu'au 120.000 euros annuels, tout le monde cotisera". "Plus de solidarité, c'est faire contribuer les plus hauts revenus."

"La gouvernance du système sera confiée aux partenaires sociaux".

Edouard Philippe indique qu'il "n'y a pas d'agenda caché". C'est une "transformation respectueuse des intérêts de chacun."

"Nous garantirons l'âge minimal de départ à la retraite à 62 ans. C'est un principe de liberté auquel nous voulons rester fidèles", "La responsabilité, c'est certes travailler un peu plus, mais c'est aussi entendre les organisations syndicales qui nous demandent de protéger ceux qui ne peuvent pas travailler plus", "La seule solution est de travailler un peu plus longtemps."

"Ceux qui ont travaillé tôt pourront partir deux ans avant les autres". A noter que les personnes qui exercent des "métiers usants" pourront partir eux aussi deux ans avant les autres.

"Un système universel implique la suppression des 42 régimes existants, dont les régimes spéciaux. Je sais que de nombreux salariés de la SNCF et de la RATP contestent cette ambition. Mais elle est au cœur du projet présidentiel, validé au moment de l’élection en 2017."

"La caissière à temps partiel, le livreur de la plateforme numérique, l’étudiant qui fait des petits boulots et rentre plus tard sur le marché du travail… Nous devons construire la protection sociale du XXIème siècle en prenant mieux en compte les nouveaux visages de la précarité."

"Je suis favorable à l'idée de déplafonner les droits liés à la pénibilité pour se former ou terminer sa carrière à temps partiel". "La transition entre les 42 anciens régimes et le nouveau système est un défi considérable et je comprends qu'il puisse inquiéter."

"Une fois lancé, le système à points sera simple et pratique."

"Pour les personnes qui sont dans la vie active, nous ne changerons rien pour ceux qui sont nés avant 1975". "La première génération concernée aura encore 70% de sa retraite calculée sur l'ancien système."

"Ceux qui sont exposés à des missions dangereuses - policiers, pompiers - continueront de bénéficier de dérogations d'âge."

"Il serait inacceptable que les enseignants perdent le moindre euro de pension compte tenu de cette réforme et cela ne se produira pas. Nous écrirons dans la loi que le niveau des retraites des enseignants sera comparable aux métiers équivalents dans la fonction publique". "Les salaires des enseignants seront revalorisés à partir de 2021."

"Dès aujourd'hui, je souhaite que les présidents d'entreprises publiques engagent le dialogue avec les partenaires sociaux".

"Je souhaite que la grève qui paralyse des milliers de Français s'arrête."

"Le projet de loi de réforme des retraites sera prêt à la fin de l'année. Il sera présenté en Conseil des ministres le 22 janvier. Nous le présenteront à l'Assemblée en février", "Au 1er janvier 2022, de nouveaux droits seront mis en place, et les nouveaux entrants intégreront le régime. Le système universel sera irréversible."

"Je suis totalement déterminé à mener à bien cette transformation". "C'est un système plus simple, plus fort, plus juste et avec des avancées sociales". "Nous vous proposons de rebâtir le pacte entre génération sur le principe d'une solidarité entre tous les travailleurs, sans logique de métier et de rang."

"Les Français qui ont des carrières heurtées ou qui sont forcés de travailler à temps partiel, ne seront plus pénalisés. Chaque heure travaillée permettra d’acquérir des points et donc d’améliorer sa pension."

12h05: Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'arriver au Conseil économique, social et environnemental.

11h57: Le Premier ministre Edouard Philippe vient à l'instant de quitter l'Elysée pour se rendre au Conseil économique, social et environnemental.

11h07: Le Premier ministre Édouard Philippe s’exprimera dans moins d'une heure devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et a promis d’y présenter «l’architecture» de la réforme visant à fondre les 42 régimes de retraite actuels (spéciaux, fonctionnaires, salariés du privé, libéraux, artisans, agriculteurs...) en un seul système universel par points.

10h36: Gilles Le Gendre, patron des députés LREM, souhaite que la majorité aille vite après la présentation du projet de réforme des retraites mercredi par Edouard Philippe et que le texte soit voté à l’Assemblée nationale «en première lecture avant les municipales».

«Ce qui est essentiel, c’est que nous démarrions vite», a affirmé sur France Inter le député de Paris, qui a assisté mardi soir au dîner de calage de la réforme à l’Elysée.

«Ça veut dire un projet de loi qui vienne rapidement au Parlement, en début d’année, et je souhaite, c’est le gouvernement qui a la maîtrise de l’ordre du jour, que ce texte soit voté à l’Assemblée nationale en première lecture avant les municipales» en mars 2020, a-t-il précisé.

«Nous souhaitons que la réforme se mette en place très vite sur les aspects qui sont des protections pour les Français», a-t-il insisté, notamment «pas de retraite inférieure à 85% du SMIC», ce qui veut dire «pas de pension inférieure à 1000 euros à partir de 2022».

Après deux années de concertations et six jours de grève et de manifestations, le Premier ministre dévoile mercredi sa réforme des retraites et les compromis, voire les concessions, que l’exécutif est prêt à accorder pour tenter de calmer la colère.

Sans dévoiler les arbitrages calés au dîner de l’Elysée, M. Le Gendre a confirmé que l’objectif demeure «un régime unique universel qui est une garantie formidable d’équité entre tous les Français».

Mais la convergence des 42 régimes vers ce régime unique se fera en «tenant compte des spécificités, avec des calendriers différents et des mesures d’accompagnement différentes pour que, précisément, personne ne soit lésé dans cette réforme», a-t-il précisé.

Déjà évoquée dans la matinée par M. Philippe lors du petit-déjeuner de la majorité, l’idée de mettre en oeuvre la réforme à partir de la génération 1975, au lieu de 1963 comme envisagé au départ, s’est précisée à l’issue du dîner de mardi soir à l’Elysée, a-t-on appris auprès d’un participant.

09h44: Le vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé mercredi matin que le gouvernement allait procéder dans sa réforme des retraites à des «ajustements» de forme, mais que sur le fond, «rien ne changera».

«Il y a simplement un (ajustement) de forme en lien avec le contexte social mais c’est un petit peu +cinq minutes de plus monsieur le bourreau+. Sur le fond de la réforme, le bourreau est là: c’est travailler davantage pour gagner moins», a déclaré sur Radio Classique l’eurodéputé, qui demande le «retrait» de la réforme et «n’attend pas grand chose» des modalités présentées dans quelques heures par le Premier ministre Edouard Philippe.

L’idée d’une mise en œuvre de la réforme à partir de la génération 1975, au lieu de 1963, s’est précisée au dîner de «calage» mardi à l’Élysée avec des ténors de la majorité, selon un participant.

«Sur le fond de la réforme rien ne changera», «on sait qu’il faudra travailler davantage» et «il y aura bien un âge pivot à 64 ans», a déploré le responsable du RN.

Le porte-parole du parti et député du Nord Sébastien Chenu a lui estimé sur franceinfo que le gouvernement «semblait colmater les choses en reconnaissant qu’il y aura bien des perdants à cette réforme».

«Si une réforme est bonne, (…) je ne vois pas pourquoi on bouge les délais», a-t-il ajouté à propos de l’hypothèse d’une mise en oeuvre de la réforme à partir de la génération 1975. «Si ce n’est pour essayer de trouver des accords avec un certain nombre de syndicats (…) qui eux accepteraient, en échange de bouger la date d’entrée en application de cette réforme, ils lèvent les grèves. C’est un rideau de fumée, c’est un artifice».

09h38: Près de Rouen, entre 200 et 300 personnes dont des «gilets jaunes» ont installé un barrage filtrant les poids lourds au rond-point des vaches, bravant l’interdiction préfectorale et perturbant la circulation.

09h28: Le point sur la situation ce matin avant les annonces du Premier ministre :

Le Premier ministre dévoile mercredi sa réforme des retraites et les compromis, voire les concessions, auxquels l’exécutif est prêt pour tenter de calmer la colère, lors d’une septième journée de grève qui engendre toujours de fortes perturbations dans les transports.

Édouard Philippe s’exprimera à 12H00 devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et a promis d’y présenter «l’architecture» de la réforme visant à fondre les 42 régimes de retraite actuels (spéciaux, fonctionnaires, salariés du privé, libéraux, artisans, agriculteurs...) en un seul système universel par points.

Trains à l’arrêt, lignes de métros fermées, crèches et écoles au ralenti, blocages de raffineries... La France vit depuis une semaine au rythme de la mobilisation, qui s’est toutefois affaiblie entre la première manifestation du jeudi 5 décembre et la deuxième de mardi.

Mercredi ne fait pas exception: les conditions de déplacements restent très difficiles. La SNCF assure la circulation de trois TER sur dix, un train Intercités et un TGV sur quatre. En Île-de-France, neuf lignes de métro sur seize circulent et 40% des liaisons en bus sont assurées.

Quatre dépôts de bus bloqués à 6H00 ont été libérés par les forces de l’ordre à 08H00, a assuré la préfecture de police.

Partie à 6H15 et après deux heures de bus pour venir de Bourg-en-Bresse, Ella, rencontrée à la gare routière de Lyon-Part-Dieu, en a «assez de la grève». «Chez moi en Russie ce n’est pas comme ça», témoigne t-elle emmitouflée dans son écharpe.

Le trafic routier restait particulièrement dense. Vers 08H30, près de 450 kilomètres de bouchon étaient enregistrés en Ile-de-France, un niveau exceptionnel, selon le site d’information routière Sytadin. «On peut pas travailler comme ça. Ces bouchons, c’est pas possible», a commenté un chauffeur de VTC excédé.

Près de Rouen, entre 200 et 300 personnes dont des «gilets jaunes» ont installé un barrage filtrant les poids lourds au rond-point des vaches, bravant l’interdiction préfectorale et perturbant la circulation.

Mardi, l’intersyndicale CGT/FO/FSU/Solidaires et quatre organisations de jeunesse ont appelé à des actions locales jeudi et samedi, puis à une journée de mobilisation interprofessionnelle mardi 17 décembre à Paris, en même temps que la manifestation des personnels hospitaliers.

Dans ce contexte, les annonces d’Édouard Philippe sont particulièrement attendues. Même si lui-même ne se fait pas d’illusions quant à leur effet immédiat. «Ce n’est pas parce que je fais un discours que les manifestations vont cesser», a averti le chef du gouvernement lors d’une réunion à huis clos avec des députés LREM.

Décalage dans l’application de la réforme, périodes de transition pour les régimes spéciaux, éventuelle revalorisation des carrières de la fonction publique, notamment des enseignants, âge pivot, pénibilité, droits familiaux... autant d’options que le Premier ministre va lever, ou non, mercredi. Il interviendra ensuite au 20 Heures de TF1.

L’idée d’une mise en œuvre de la réforme à partir de la génération 1975, au lieu de 1963, s’est précisée au dîner de «calage» mardi à l’Élysée avec des ténors de la majorité, selon un participant.

Des gestes ont déjà été promis aux enseignants et aux policiers. Le gouvernement a également laissé entendre qu’il n’y aurait pas de mesure budgétaire supplémentaire.

Devant l’Assemblée nationale mardi, le Premier ministre a néanmoins répété mardi qu’il fallait «dire la vérité aux Français» et «cela passe progressivement par un allongement de la durée de travail, progressivement de façon à préserver les choix individuels de chacun».

Une position qui ne convainquait déjà pas le patron de la CFDT, Laurent Berger, avant la grève. Sa réaction sera particulièrement scrutée.

Des gestes clairs sont également attendus par la CFTC, l’Unsa et la CFE-CGC, dont l’adhésion même partielle au mécontentement est exceptionnelle.

Les partis d’opposition attendent le Premier ministre au tournant. A droite, on est prêt à reprocher tout recul jugé excessif. A gauche, notamment la France insoumise, on continue à réclamer le retrait pur et simple d’un projet «néfaste» voire «dangereux».

Le président de la République, qui a fait de la «transformation» du pays la raison d’être de son quinquennat, joue gros et risque de perdre des deux côtés, auprès de ses détracteurs comme de ses fidèles, en cas de recul.

08h35: La région Ile-de-France fait affréter 220 bus et cars de compagnies privées supplémentaires pour transporter 25.000 Franciliens vers leur lieu de travail à partir d'aujourd'hui.

08h22: A 8 heures ce matin, il y a 463 km de bouchons cumulés en Ile-de-France, indique la direction des routes d'Ile-de-France sur son portail Sytadin.

08h05: Les premières informations, sont en train de fuiter sur les annonces du gouvernement à midi. Selon BFM Business, les générations nées avant 1975 ne seront pas concernées par la réforme. Les salariés des régimes spéciaux (RATP et SNCF) pourraient n'être concernés par la réforme qu'à partir de la génération née en 1985, soit dix ans plus tard que les autres salariés.

07h32: La barre des 400 kilomètres de bouchons vient d'être dépassée à 7h30 en Ile de France.

07h08: A Paris, 10 lignes de métros sont fermées, a annoncé la RATP. Il s'agit des lignes de métro 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13. Côté RER, un RER B sur trois circule, et un train sur deux pour le RER A.

07h03: Le cumul de bouchon atteint déjà les 315 kilomètres en IDF à 7h, une mesure "exceptionnelle" par rapport à la moyenne de cette tranche horaire mais similaire aux relevés d'hier et lundi.

06h18: L'intersyndicale opposée à la réforme des retraites, réunissant FO, la CGT, FSU-Solidaires et quatre organisations de jeunesse, a appelé ce mardi soir à des actions locales le jeudi 12 décembre, ainsi qu'à une manifestation nationale le mardi 17 décembre à Paris. "Déjà des actions locales le 12 décembre et pendant le week-end. Puis, le 17, il faudra une plus grosse journée de mobilisation que précédemment, avec un grand rassemblement à Paris", a annoncé ce soir Catherine Perret, de la CGT, à l'issue de trois heures de réunion.

05h54: 339.000 personnes ont manifesté en France ce mardi, dont 31.000 à Paris, selon le décompte du ministère de l'Intérieur. C'est presque deux fois moins que jeudi dernier, où la place Beauvau avait dénombré 806.000 manifestants, dont 65.000 dans la capitale. La CGT a pour sa part recensé 885.000 manifestants en France ce 10 décembre, dont 180.000 à Paris. Un chiffre là aussi très inférieur à celui du 5 décembre dernier, où Le syndicat avait comptabilisé 1,4 à 1,5 million de manifestants, dont 250.000 à Paris.

05h03: Les prévisions du trafic pour aujourd'hui :

La SNCF prévoit ainsi qu’un tiers des TER sera assuré mercredi, “essentiellement par bus”, de même qu’un TGV et un Intercités sur quatre. Les lignes internationales, telles que les lignes Eurostar, Lyria et Thays, seront elles aussi impactées par la grève. Concernant les Transiliens (RER SNCF et trains de la banlieue parisienne), il faudra compter un train sur cinq en moyenne. Pour la RATP aussi, le trafic restera «extrêmement perturbé" mercredi. Si les lignes 1 et 14 fonctionneront normalement, de même que les navettes Orlyval, 10 lignes seront complètement interrompues, à savoir les lignes 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13. Les tramways seront un peu moins impactés, avec au moins la moitié du trafic assuré sur toutes les lignes. Il faudra compter un train sur deux pour le RER A et un train sur trois pour le RER B, uniquement en heures de pointe.

Source JMM

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