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Ils agressent un jeune handicapé et filment la scène : 3 mineurs en garde à vue

Une vidéo Snapchat montrant l'agression d'un jeune homme handicapé à Charleville-Mézières (Ardennes) a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. Deux mineurs, soupçonnés d'être les auteurs des violences, et un troisième qui aurait filmé la scène ont été placés en garde à vue ce vendredi.
 
Trois mineurs ont été placés en garde à vue vendredi après l'agression d'un jeune homme à Charleville-Mézières (Ardennes), filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, a-t-on appris auprès du procureur de la République de Charleville-Mézières, Laurent de Caigny.
 
Jeudi aux alentours de 18h, dans une rue du centre-ville, un groupe de cinq jeunes s'en est pris à la victime, âgée "d'une vingtaine d'années" et placée sous tutelle en raison d'"une fragilité psychologique", a-t-il déclaré.
 
"Deux d'entre eux l'ont frappé tandis qu'un troisième filmait la scène", largement diffusée sur les réseaux sociaux et rapidement signalée à la Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (Pharos), a-t-il ajouté.
 
La victime, qui a porté plainte au commissariat, a subi "un choc traumatique et psychologique" et s'est vu prescrire deux jours d'ITT.
 
Dans un message sur le réseaux social Twitter, le maire de la ville Boris Ravignon a indiqué que le réseau de caméras de charleville-Mézières a permis "l'intervention immédiate de la Police municipale et l'action efficace de la Police nationale" et "de mettre en sécurité la victime et d’appréhender les agresseurs."
 
Trois des cinq jeunes faisant partie du groupe, âgés de 13 à 16 ans et inconnus de la justice, ont été placés en garde à vue et étaient toujours auditionnés vendredi soir. "Ils ont reconnu leur participation aux faits", a précisé Laurent de Caigny, jugeant cet acte "ignominieux", "d'autant plus que la diffusion très large par Twitter a encore plus fragilisé la victime".
 
"Ils seront présentés à un juge dans le weekend en vue d'une mise en examen" pour violences volontaires commises en réunion sur personne vulnérable et d'un placement sous contrôle judiciaire, a-t-il ajouté. La loi ne permet pas leur placement en détention provisoire, mais ils encourent à terme jusqu'à deux ans et demi et trois ans et demi de prison.
 
L'enquête devra notamment déterminer le mobile des agresseurs et les circonstances de la rencontre avec la victime.

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