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Incendies en Australie : Le chiffre terrifiant de plus d'un milliers d'animaux morts dans les flammes avancé désormais par les experts les plus sérieux

Au-delà des 26 morts, de plus de 2000 maisons détruites et de l’équivalent de l’Irlande réduit en cendres, un milliard d’animaux ont péri dans le désastre des mégafeux ravageant le sud-est australien.
 
Quand, au milieu des feux de forêt Sarah Price a trouvé un bébé kangourou encore miraculeusement en vie dans la poche de sa mère mourante, il lui a semblé naturel de l’appeler "Chance".
 
Mais quelques heures plus tard, la mère est décédée…
 
Comme plus d’un milliard d’animaux qui ont péri depuis le début de ces incendies, en septembre.
 
Et le sauvetage de Chance demeure malheureusement exceptionnel au milieu du désastre.
 
Les images bouleversantes de koalas, la fourrure roussie par les flammes; d’opossums avec les pattes brûlées; de carcasses de kangourous calcinées ont fait le tour du monde, devenant les symboles d’une nation et d’un environnement frappés de plein fouet par une crise notamment induite par le changement climatique.
 
Des animaux moins visibles comme les grenouilles, les insectes, invertébrés et les reptiles, devraient également avoir subi des pertes considérables et les spécialistes alertent sur le fait que même les animaux ayant survécu doivent lutter pour rester en vie.
 
"Un grand nombre d’animaux meurent après le passage de l’incendie car ils manquent de nourriture et n’ont plus d’abri", ou sont mangés par d’autres, explique Mathew Crowther, de l’Université de Sydney.
 
Dans l’état de Victoria (sud-est), ravagé, mais où la saison des incendies ne fait que débuter, les vétérinaires ont aussi vu des koalas, des oiseaux, des wallabies et des opossums souffrant non seulement de brûlures, mais également de problèmes respiratoires.
 
Souvent, il faut aussi les euthanasier…
 
Le taux d’extinction des mammifères en Australie était déjà le plus élevé au monde mais les feux de forêt actuels pourraient engendrer des extinctions localisées.
 
Un tiers de l’île Kangourou, véritable paradis pour les animaux situé dans le sud de l’Australie-méridionale, a été dévasté.
 
"Il ne reste plus beaucoup d’habitats pour de nombreuses espèces. Cela conduit localement à des phénomènes d’extinction", constate John Woinarski, du Threatened Species Recovery Hub, un programme public de protection des animaux et il n’hésite pas à qualifier ces incendies d’"holocauste" pour la faune.
 
Au moins la moitié de la seule population australienne de koalas "exempte d’infection" et qui vivait sur l’île Kangourou aurait succombé.
 
Ces koalas constituaient une sorte d’ "assurance" pour l’avenir de l’espèce.
 
La souris marsupiale de cette île pourrait, elle, disparaître.
 
Ce qui se passe en Australie ne constitue peut-être que la première étape de "ce à quoi pourraient ressembler les changements climatiques dans d’autres parties du monde", prévient le professeur de l’Université de Sydney Chris Dickman et l’on sait déjà que les forêts brûlées mettront des décennies voire un à deux siècles à se régénérer.
 
S’il pleut…
 
Un milliard d’animaux voire plus, morts, selon les scientifiques australiens : comment évaluez-vous cette catastrophe pour la biodiversité ?
 
C’est une catastrophe majeure car un milliard d’animaux, c’est ce qui est visiblement évaluable pour l’heure. Or l’incendie atteint non seulement ce que l’on voit, les arbres, la faune, mais il touche aussi tous les organismes vivant sous terre, tous les micro-organismes qui rendent la vie possible. C’est donc un désastre écologique total et il faudra sans doute des décennies pour que la nature reprenne, à condition qu’il y ait de l’eau, évidemment, ce qui en l’occurrence est déjà le problème crucial, en Australie. Car ces incendies sont liés à la sécheresse, depuis des années. Or le retour à la vie, la renaissance de forêts entières, sera d’autant plus difficile qu’il dépendra bien sûr de la pluviométrie… alors même que l’absence de pluie s’aggrave dans ces régions parce qu’on perturbe le cycle de l’eau à l’échelon mondial du fait du réchauffement climatique.
 
C’est-à-dire ?
 
93 % de l’excès de chaleur dû au réchauffement climatique sont absorbés par la surface des océans qui occupent 75 % du globe et les deux conséquences les plus visibles sont opposées dans les extrêmes. D’un côté on a une augmentation de l’intensité des ouragans, de plus en plus violents, de l’autre, des sécheresses qui s’installent et s’étendent durablement comme en Australie, en Afrique ou en Amérique du Sud, du fait de cette perturbation du cycle de l’eau et après les incendies, la menace très concrète : sans pluie, ce sera le désert total.
 
Raréfaction de l’eau, menaces pour les habitants… que pensez-vous de ces 10 000 dromadaires australiens à abattre, du fait de cette sécheresse, aussi ?
 
Aujourd’hui, c’est un continent qui prend feu. Ce qui se passe pour ces animaux est bien sûr dramatique, il est déplorable d’avoir à abattre ces bêtes, mais c’est le reflet d’une situation terrible et cette décision relève aussi de mesures d’exception que peut imposer une telle situation, malheureusement. Ce peut être choquant, mais ce qui est aussi préoccupant, c’est que le Premier ministre australien est un climatosceptique qui encourage l’exploitation du charbon, premier responsable du réchauffement. C’est irresponsable.

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