Isabelle Adjani explique pourquoi elle a annulé son spectacle en Australie - Les Infos Videos
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Infos Videos

Les Infos Videos

Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.

Isabelle Adjani explique pourquoi elle a annulé son spectacle en Australie

Isabelle Adjani a elle-même expliqué les raisons qui l’ont poussée à annuler son spectacle au Festival de Sydney dans une tribune poignante, publiée dans le journal «Le Monde» ce lundi 13 janvier 2020.
 
Malgré les terribles incendies qui ravagent le pays depuis plusieurs mois, le Festival de Sydney a été maintenu, et a ouvert ses portes au public le mercredi 8 janvier. Pendant trois semaines, la ville accueille des artistes venus du monde entier pour offrir à ses habitants un florilège de pièces de théâtres, concerts et expositions en tous genres. Isabelle Adjani était attendue par les organisateurs du festival du 21 au 26 janvier, afin de présenter sa pièce «Opening Night» au sein du célèbre opéra de Sydney.
 
L’actrice de 64 ans a néanmoins annoncé il y a quelques jours qu’elle a dû annuler sa venue, principalement en raison des incendies. Le producteur de la pièce Nicolas Roux avait alors expliqué au journal «Le Parisien» que cette annulation était due «à une conjonction entre des raisons médicales d’Isabelle et la situation dans laquelle se trouve l’Australie avec ces feux et cette fumée», ce qui avait fortement déplu au directeur du festival, Wesley Enoch. Ce dernier avait exprimé sa colère auprès du «Sydney Morning Herald» : «C’est déprimant pour nous qui devons déjà vivre avec ça, je suis très en colère et affecté. Le signal que cela donne, c’est qu’ils ne se préoccupent pas de nous, mais bien plus d’eux-mêmes et de leurs peurs».
 
Alors que la polémique prend de l’ampleur face à la décision de la star de «La Reine Margot», le journal «Le Monde» a publié ce lundi 13 janvier, une tribune dans laquelle Isabelle Adjani a elle-même couché sur papier les raisons qui l’ont poussée à annuler sa venue. «Hormis la préoccupation d’une fragilité respiratoire, la mienne, notre retrait en conscience de ce festival, qui se retranche dans le déni, fait de facto de notre absence la révélation d’une évidence ; notre place n’est plus sur les planches de la scène, ni, ironiquement, sous les feux de la rampe. (…) Dans notre humble capacité, nous pensons qu’il serait déplacé de prétendre dans un tel moment que l’art puisse remonter le moral des gens», a affirmé la maman de Barnabé et de Gabriel-Kane, avant d’ajouter qu’il «ne s’agissait plus de paraître sur scène et de jouer ce qui (les) habite» mais qu’il fallait montrer de «la décence et du respect dû aux victimes et indirectes des flammes».
 
L’actrice a par ailleurs répondu à l’irritation du directeur du festival : «Face à notre décision de ne pas nous rendre à Sydney, il fustige notre petite troupe avec sa déception dans les médias et sur le site du festival, traitement qu’il administre à la volée à tous les autres artistes internationaux qui ont décidé d’annuler leur participation», a-t-elle poursuivi. (…) Personne ne répondra à Wesley Enoch qu’il est un con, Cyril Teste (metteur en scène de la pièce) a raison, la polémique n’a pas sa place face à la tragédie».
 
«Nombreux sont les habitants de la ville de Sydney qui désavouent la décision du directeur du Festival de maintenir ce festival pluridisciplinaire, comme ils ont été nombreux à désavouer le maintien du feu d’artifice du 31 décembre. Solidaires de leurs compatriotes, inquiets pour leur propre santé (les ventes de masques antipollution explosent comme les consultations en pneumologie aux urgences), ils ont bien d’autres préoccupations que celle de se divertir», a-t-elle ajouté. Il est certain que la plupart des Australiens, dévastés par la perte de leurs biens ou même de leurs proches dans les flammes, n’aient pas le cœur à célébrer l’art sous toutes ses formes.
 
Plus loin dans sa tribune, Isabelle Adjani explique que "prendre un avion pour l'Australie, s’installer dans un hôtel cinq étoiles climatisé, respirer l’air filtré des théâtres, avoir l’assurance de se trouver dans la partie la mieux protégée de la ville (...) serait à nos yeux d’une indécence inqualifiable face à ce que vivent les Australiens à bout de souffle". 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article