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Grossophobie : Contre la censure des réseaux sociaux, postez la une de “Télérama”

Plusieurs internautes n’arrivent pas à partager sur les réseaux sociaux la couverture de Télérama sur “le fléau de la grossophobie”. Le compte Instagram du modèle, Leslie Barbara Butch, a même été fermé, avant d’être rétabli.
 
Ce mercredi, un lecteur de Télérama leur écrit :
 
« Cher Télérama,
À propos de cette très jolie couverture sur la grossophobie, où pose une de mes amies, Leslie Barbara Butch, j'ai voulu hier la relayer sur Facebook pour lui rendre hommage, ainsi qu'à vous pour votre courage. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir immédiatement une menace de censure. Je ne comprends pas, cette photo est magnifique et d'une pudeur extrême. Qu'en pensez-vous ? »
 
Pour être franc, Télérama se doutait un peu que la couverture du 5 février du magazine, « Pourquoi on rejette les gros ? » – avec une photo signée Jérôme Bonnet, qui a donc fait poser la DJ, modèle et activiste Leslie Barbara Butch pour illustrer un dossier sur la grossophobie –, aurait du mal à passer sur les réseaux sociaux. Les algorithmes de Facebook, Instagram et consorts n’aiment pas la nudité, même quand elle n’a rien de pornographique. Sur Facebook, notamment, inutile d’essayer de poster une image montrant un téton de femme, encore moins un sexe, cela n’a aucune chance de passer (à Télérama, il y a quelques années, leur page Facebook avait été ainsi suspendue quelques heures car la rédaction avait voulu partager un article parlant de L’Origine du monde, le tableau de Gustave Courbet).
 
La photo de Leslie Barbara Butch ne montre ni sexe, ni téton, évidemment, mais beaucoup de peau. Trop, apparemment, pour les réseaux sociaux. Si, sur les comptes de Télérama, on a pu tout publier sans histoire, il en va donc autrement pour certains internautes, et notamment Leslie Barbara Butch elle-même. Lorsque celle-ci a voulu mettre en « story » la couverture du magazine, son compte Instagram a été fermé brutalement. Avant d’être rétabli, vingt-quatre heures après… uniquement parce qu’elle avait une connaissance chez Instagram France. Mais, depuis, certains blocages demeurent : « Je suis invisibilisée, explique-t-elle au téléphone, on ne peut plus commenter mes stories, on ne retrouve plus mon compte dans le moteur de recherche du réseau, on ne peut plus me mentionner… Ce genre de censure, c’est grave, ça n’arrive que pour les gros. » Dans une autre story, elle se dit « à deux doigts de tout envoyer balader, mais [veut] continuer à [se] battre pour celles ou ceux qui ne peuvent pas ou qui n’en ont pas / plus la force ». Alors, pour inciter ses abonnés et les autres à partager la photo, elle a lancé un hashtag, #barbarabutchchallenge, en lui associant un autre mot d’ordre : #niquelagrossecensure. On ne saurait mieux dire.
Sollicité pour savoir quelles étaient précisément les règles du réseau et pourquoi certains comptes étaient bloqués et pas d’autres, un porte parole d’Instagram a fait parvenir à Télérama cette réponse toute faite (rappelant au passage que leurs opérateurs vérifiaient chaque semaine des millions de contenus signalés) : « Nous souhaitons qu’Instagram soit un endroit inclusif où tout le monde se sente assez à l’aise pour être lui-même. Le contenu a été retiré par erreur et nous en sommes désolés. Il a depuis été rétabli. » Ce qui n’empêche pas que d’autres internautes soient toujours empêchés de poster la photo de couverture.

Elle me saoulecette censure de la nudité sur ce réseau social, par contre la haine et la violence n'est pas censurée...

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