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Le bénéfice de la SNCF plombé par la grève du printemps

Le bénéfice de la SNCF plombé par la grève du printemps
La SNCF l’avait laissé entendre à demi-mot. Avec la grève exceptionnelle de décembre-janvier, elle risquait de plonger dans le rouge. Ce scénario noir s’est réalisé. L’année dernière, la vieille dame ferroviaire a accusé une perte de 801 millions d’euros. Un mauvais coup car cet exercice vient après trois années (2016, 2017 et 2018) bénéficiaires.
 
Si le groupe SNCF a perdu de sa superbe en 2019, c’est qu’il a payé un lourd tribut au conflit social. Rien qu’en décembre, le mouvement a occasionné une perte d’exploitation de 614 millions. Du coup, le résultat net récurrent a été négatif de 301 millions en 2019, alors qu’il aurait été positif de 313 millions sans la grève. Avec cela, des éléments comptables exceptionnels impactent négativement le résultat net de 500 millions. Pour couronner le tout, la dette a encore gonflé de 3,6 milliards pour atteindre les 60,3 milliards.
 
Quand il a pris les rênes de la SNCF le 1er novembre, Jean-Pierre Farandou savait qu’il aurait plusieurs défis à relever : la mutation du groupe qui est devenu au 1er janvier une société ; au même moment, la fin du recrutement au statut cheminot ; l’ouverture à la concurrence sur le rail. Mais il ne pouvait pas deviner qu’il devrait affronter la grève la plus longue de l’histoire de l’entreprise ferroviaire.
 
Pour autant, le nouveau patron maintient les objectifs fixés avant le mouvement social. Notamment le plus emblématique d’entre eux : ramener à l’équilibre en 2022 le cash-flow libre qui a été négatif de 2,35 milliards en 2019. Un objectif tenable. Car, si on fait abstraction de la grève, la SNCF a plutôt fait une bonne année. Et ses fondamentaux sont bien orientés.
 
Preuve que l’activité est dynamique, son chiffre d’affaires a augmenté de 5,1% à 35,1 milliards d’euros en 2019. Ainsi, le trafic des TER (trains régionaux) a grimpé de 9%, celui du Transilien en région parisienne de 1,7%. Quant aux ventes de Voyages SNCF qui exploite notamment le TGV, elles ont progressé de 4,2%. Cela s’est accompagné d’une augmentation de la satisfaction client. Sur le TGV, elle était en hausse de trois points, à 82% avant la grève.
 
Enfin, la marge, qui était de 4% en 2018, a augmenté de 430 millions d’euros en 2019, attribuables aux activités ferroviaires. Cette amélioration est due à de nouveaux gains de productivité (560 millions d’euros l’année dernière), obtenus notamment grâce à des achats optimisés ou la lutte anti-fraude.
 
Pour atteindre son objectif, la SNCF peut aussi compter sur l’État qui va alléger sa dette. Comme prévu au 1er janvier, les pouvoirs publics en ont repris 25 milliards. En 2022, ils en reprendront 10 milliards supplémentaires. Cela permettra d’économiser à partir de cette année-là un milliard de frais financiers par exercice.
 
Reste que 2020 risque d’être un peu compliquée. La poursuite de la grève en janvier aura occasionné une nouvelle perte d’exploitation de 330 millions d’euros. Pour compenser, la SNCF va serrer les boulons cette année. Par exemple, elle va revoir ses investissements à la baisse de 40 millions, en décalant certains travaux sur le réseau. Et baisser ses charges de 60 millions supplémentaires sans toucher aux emplois de production. Cela n’empêche pas l’opérateur ferroviaire de tabler sur une nouvelle augmentation de chiffre d’affaires. Ce qui ne sera pas facile, alors que l’épidémie de coronavirus risque de renforcer le ralentissement économique enclenché depuis quelques mois.
 
Source Le Figaro

Et qui va payer toute cette perte ? Le contribuable...

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