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Les vidéos de l'INA du week-end du 1er février

Les vidéos de l'INA du week-end du 1er février

Chaque week-end je vous propose un florilège des vidéos de l'INA choisies par la rédaction de l'Institut National de l'Audiovisuel.

Aujourd'hui :

En 1970, Cat Stevens chante "Lady d'Arbanville"

"My Lady D'Arbanville, why do you sleep so still... ?" Nous sommes en 1970, Cat Stevens, révélé quelques années plus tôt avec la chanson Matthew and Son, vit une histoire d'amour avec l'actrice Patti D'Arbanville. Elle lui inspire l'une de ses plus belles chansons, Lady d'Arbanville, véritable tube romantique des Seventies...

1969, dans le cabaret de Michou

Depuis plus de 50 ans, Michou était la figure incontournable des nuits montmartroises. En 1969, il transformait son restaurant en cabaret burlesque. Visite des lieux.
 
En 1969, les spectacles burlesques remportaient un vif succès. Michel Catty, dit Michou, transformait son restaurant parisien de Pigalle, situé 80 rue des Martyrs, en cabaret, avec l'aide de deux amis, Eugène Duroc, teinturier, et Lucien Lonceteau, barman.
 
Michou ouvre les porte de son cabaret aux caméras de l'émission Variances et nous dévoile les coulisses de son spectacle haut en couleurs. Un spectacle burlesque composé de parodies de chansons célèbres, interprétées par des travestis qui endossent le costume de personnalités des variétés.
 
L'interview des trois compères est complétée par des extraits de leur numéro.

Entre 1975 et 2016, l'évolution du nationalisme écossais vis-à-vis de l'Europe

Le vote du Brexit de 2016 s’explique en partie par l’essor récent du nationalisme anglais, alors que les Ecossais ont voté majoritairement pour le maintien dans l’UE. En 1975, deux ans après leur entrée dans la CEE, un premier référendum ancrait le Royaume-Uni dans l’Europe. Mais la défiance vis-à-vis de Bruxelles se manifestait alors par le vote écossais et nord-irlandais. Explication avec Pauline Schnapper, professeure de civilisation britannique à l’université de Sorbonne Nouvelle.
 
Le 1er janvier 1973, le Royaume-Uni adhère à la Communauté économique européenne (CEE) après un vote du Parlement britannique. Dans ce pays, modèle de la démocratie représentative, le Parlement est l’institution suprême de la Nation, celle qui prend en toute légitimité les grandes décisions.
 
Aussi, lorsque le Premier ministre travailliste Harold Wilson soumet, le 5 juin 1975, la question du maintien du Royaume-Uni dans la CEE au référendum, c’est un jour historique : c’est la première fois que les Britanniques vont se prononcer directement pour trancher une question politique. Alors qu’en 1973, les sondages d’opinion faisaient état d’une population dans son ensemble assez réticente à l’idée d’intégrer la CEE, le référendum de 1975 donne un « oui » massif, avec 67,3% des suffrages exprimés (sur un taux de participation de 64,5%).
 
Si les quatre nations constitutives du Royaume-Uni ont toutes voté pour le maintien dans la CEE, les différences de vote sont importantes. Ainsi, l’Angleterre est en 1975 le pays le plus euro-enthousiaste, le « oui » l’emportant à 68,7%. Vient ensuite le Pays de Galles, qui répond favorablement avec 64,8% des voix. Ensuite, on trouve l’Ecosse, avec 58,4% des voix. Et enfin, l’Irlande du Nord, qui dit « oui » timidement avec seulement 52,1% des suffrages. Sur l’ensemble du Royaume, seules deux régions écossaises ont voté « non », les nordiques provinces des Hébrides extérieures et des Shetlands.
 
La comparaison de ces résultats de 1975 avec ceux du référendum sur le Brexit de 2016 est éloquente : les tendances sont inversées. Alors que l’Irlande du Nord et l’Ecosse ont été les deux pays les moins enthousiastes pour l’Europe en 1975, ils sont ceux qui ont le plus plébiscité l’UE en 2016, avec respectivement 55,8% et 62% de « oui », à l’opposé des deux pays « brexiters » du Sud : le Pays de Galles, votant « non » à 52,5% et bien entendu l’Angleterre, rejetant l’Europe avec 53,4% des voix.
 
Chaque nation du Royaume-Uni ayant son histoire et ses particularismes propres, intéressons-nous au cas écossais.
 
Selon Pauline Schnapper, le référendum de 1975 « coïncide avec l’essor du nationalisme écossais ». « Fondé dans les années 1930, le Scottish National Party (SNP) reste mineur sur la scène politique pendant plusieurs décennies. » Puis, à partir des années 1960, « alors qu’une importante crise économique sévit en Ecosse, son assise électorale s’élargit véritablement », donnant pour la première fois au début des années 1970 une consistance politique à l’idéal indépendantiste.
 
C’est ainsi que les nationalistes « enregistrent des succès aux élections partielles et surtout aux élections générales de 1974 ». A l’image du nationalisme gallois, lui aussi en plein essor depuis le début des années 1970, le nationalisme écossais a alors une idée fixe en tête, poursuit Pauline Schnapper : « rejeter toute autorité extérieure qui s’imposerait à [l’Ecosse] ». « Les nationalistes font à cette époque un amalgame entre Londres et Bruxelles, qu’ils voient toutes deux comme un obstacle » à leur future indépendance. Parallèlement, du pétrole est découvert en mer du Nord, fantastique nouvelle pour le SNP qui y voit le moyen de soutenir financièrement son projet politique.
 
La méfiance vis-à-vis de l’Europe d’une partie des Ecossais s’explique également par le clivage idéologique sur l’économie propre aux années 1970. En Ecosse, comme dans l’ensemble de la Grande Bretagne d’ailleurs, la gauche anti-capitaliste structure encore une partie des syndicats et pèse largement dans le débat public. La CEE est alors perçue comme une menace économique, le symbole du capitalisme et du libre-échange. Une défiance alors transpartisane. Selon Pauline Schnapper, « s’il y a bien opposition entre nationalistes et travaillistes écossais sur le thème identitaire et la question de l’indépendance, les deux partis se rejoignent assez largement sur celui de l’économie ».
 
Un tel constat de l’importance nouvelle du nationalisme écossais dans les années 1970 explique rétrospectivement qu’un reportage, diffusé la veille du référendum de 1975, se risque à pronostiquer la victoire des nationalismes au Royaume-Uni avec ce commentaire : « S’il est probable que le oui l’emporte en Angleterre, il est possible que l’Irlande, l’Ecosse et le Pays de Galles se prononcent en faveur du retrait [de la CEE] ». Le journaliste poursuit, expliquant que « ce résultat, qui plongerait le gouvernement [de Londres] dans l’embarras, est voulu par les nationalistes qui veulent dire non à l’Europe pour mieux dire non au Royaume-Uni ». Interviewé, le député membre du SNP Douglas Henderson déclare ainsi vouloir « profiter de cette occasion [le référendum] pour dire au peuple d’Ecosse de voter non à l’Europe et oui à l’Ecosse indépendante ».
 
1975 - Référendum GB (II): nationalismes
 
Le 5 juin 1975, les Ecossais votent finalement « oui » au marché commun, déjouant les prévisions d'un ras-de-marée nationaliste et d'un vote contre l'Europe, même si le pays vote avec moins d'enthousiasme pour le maintien dans la CEE que l'Angleterre et le Pays de Galles.
 
Progressivement, les positions anti-européennes du SNP sur l'Europe vont évoluer. Durant les années 1970 et 1980, l’Ecosse « va en effet particulièrement profiter des subsides européens », explique Pauline Schnapper. « La politique libérale menée par Margaret Thatcher, très durement ressentie en Ecosse, redore par ricochet l’image de Bruxelles, perçue comme un meilleur soutien à l’économie écossaise », notamment au travers des aides de la PAC et des fonds européens de développement régional.
 
« Au cours des années 1990, poursuit Pauline Schnapper, il se produit un retournement de la perception que se font les nationalistes écossais de l’Europe. Des élus SNP au Parlement européen expérimentent de façon concrète l’Europe du quotidien, ses institutions, sa vie démocratique ». Les élus nationalistes écossais comprennent alors que, « non seulement l’Union européenne n’est pas incompatible avec une large autonomie politique écossaise, mais qu’en plus l’appartenance à l’UE est en soi un gage de sérieux et de viabilité économique pour leur projet politique d’indépendance ».
 
En 2014, un référendum est organisé en Ecosse sur la question de son indépendance. Le « non » l’emporte avec 55, 3% des voix. Mais il paraît alors clair que le choix des Ecossais de rester dans le Royaume-Uni va de pair avec leur maintien dans l’Union européenne, de plus en plus perçue comme un gage de l’autonomie politique d’Edimbourg vis-à-vis de Londres.
 
Lors du référendum sur le « Brexit » du 23 juin 2016, les Ecossais se distinguent en étant les plus fervents défenseurs du maintient dans l’UE, avec 62% de vote « remain ». « Une adhésion qui n’a rien d’un plébiscite », nuance Pauline Schnapper, « près d’un tiers des Ecossais rejetant toujours l’Union européenne ».
 
Mais alors que le référendum de 1975 avait mis en lumière l’importance du sentiment nationaliste anti-européen en Ecosse, le référendum sur le « Brexit » de 2016 marque au contraire l’essor déterminant d’un nationalisme anglais encore imperceptible il y a quelques années.

1986, Stéphanie de Monaco en mode "zen" face à Philippe Gassot

La princesse Stéphanie de Monaco est née le 1er février 1965, l'occasion de vous proposer une vidéo de 1986 dans laquelle, tel "un Buddha en herbe", la jeune princesse parvient à conserver une parfaite zénitude face à Philippe Gassot, dans le rôle de l'interviewer intrusif. Séquence relaxation !
 
En février 1986, à l'occasion du festival du film fantastique d'Avoriaz, sur le plateau de Télé Avoriaz, Philippe Gassot reçoit Stéphanie de Monaco, 21 ans à l'époque. La jeune femme est venue parler stylisme [elle a lancé sa ligne de vêtements], mais le journaliste a visiblement une autre idée derrière la tête et souhaite surtout interroger la princesse sur sa relation aux paparazzis, ou plus largement, sur sa vie privée. Mais rien ne va se passer comme prévu et la jeune femme ne va pas se laisser désarçonner par ses questions plutôt orientées…
 
Aucune trace d'agacement donc, lorsque Philippe Gassot lui propose de passer "à un côté plus confidences" et lui demande : "Vous sentez-vous traquée par la presse ?"
 
Très sereinement, elle lui répond : "Non... dans ma vie de tous les jours à Paris, je ne suis pas traquée. Je mène une vie tranquille. On va à notre bureau, on travaille".
 
En souriant, elle ajoute : "Je ne suis pas traquée comme une bête noire toute la journée ! Elle ajoute : "Et quand je vais dans des occasions comme ici, où la presse est là, où il y a des occasions de faire des photos, c'est évident que là, c'est plus difficile".
 
Le journaliste qui visiblement ne prend pas cette réponse pour lui, rebondit en la comparant à une "bête traquée", ce qu'elle réfute calmement, mais fermement : "Non ! Je ne crois pas. Il faut le prendre différemment. C'est normal. C'est l'autre côté, le revers de la médaille d'être quelqu'un de connu. Il faut assumer ça et le supporter et ça passe et voilà... "
 
Pas de bête aux abois, c'est dommage... alors Philippe Gassot tente une autre approche pour obtenir ses confidences : "Vous passez pour une personne volontaire. Vous acceptez, ou pas, la photo. C'est vrai ?"
 
Sa réponse ne va pas lui donner de quoi se satisfaire : "Je lui dis non. Je ne veux pas de photo. Et c'est tout !"
 
Sans doute déçu par cette réponse un peu trop laconique, le journaliste l'interroge à présent sur les romances présumées qu'on lui prête avec des personnalités célèbres. Là encore, pas plus de succès. Stéphanie de Monaco élude : "Mes amours, c'est ma vie personnelle et je crois qu'on n'a pas le droit de trop parler de la vie personnelle des gens".
 
Mais elle poursuit, plutôt lucide mais sans affect :" Mais ce qu'il y a, c'est que je suis une fille de 20 ans et j'ai le droit de vivre comme toute fille de 20 ans ! Et si je n'étais pas connue, on n'en parlerait pas et ça serait normal. Mais comme je suis connue, tout le monde en fait un scandale et quelque chose d'inhabituel. Et ça, c'est dommage".
 
L'intervieweur tente une dernière question sur sa réaction éventuelle face à des photos volées qui pourraient la blesser. La princesse, toujours imperturbable esquive : "Je tourne la page !"
 
Philippe Gassot, chez lequel on sent poindre une pointe de frustration, lui demande à présent, si elle supportera un avenir placé en permanence sous le feu des projecteurs. C'est cette fois amusée qu'elle conclut l'interview : "Ne vous inquiétez pas pour moi. Je bouge très bien et ça ne m'empêche pas de faire ce que j'ai envie de faire."
 
L'entretien s'achève par un sourire entendu de cette jeune princesse de 21 ans à peine, qui aura donné à Philippe Gassot, non pas un scoop, mais une leçon de "zen attitude" !

Journal Les Actualités Françaises : Emission du 2 février 1950

A la Une : le rallye de Monte-Carlo, le match France-Irlande du tournoi des Cinq nations, le magnétophone Dictafil, la naissance de la radio-cinématographie, l'affaire Monique Da Silva, le concours du meilleur fumeur, la bombe à hydrogène.

1973, qu'est-ce qu'un virus ? Un prix Nobel répond

Le premier avion affecté par la France pour rapatrier 250 personnes de Wuhan devrait rentrer ce vendredi. Ces ressortissants ne seraient pas porteurs du coronavirus, un virus virulent. Mais c'est quoi exactement un virus ? En 1973, le prix Nobel André Lwoff l'expliquait à des quidams de la rue.
 
Une fois arrivés en France à bord d'un A340, les ressortissants devraient être placés en quarantaine durant 14 jours, près de Carry-le-Rouet. Pour parler de ces virus qui effrayent tant, rien de mieux qu'un prix Nobel. Ce chercheur, c'est André Lwoff, qui remporta le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1965, avec François Jacob et Jacques Monod. Ils découvrirent le mécanisme utilisé par certains virus (des provirus) pour infecter des bactéries.
 
En 1973, dans le cadre du 150ème anniversaire de la naissance de Pasteur, Igor Barrère se rend à l'Institut Pasteur pour interroger le chercheur sur les virus. La grande passion de sa vie et le sujet majeur d'études de l'Institut depuis l'étude sur la rage à la fin du 19e siècle : "C'est aussi ma grande affaire, oui, en effet. J'ai beaucoup travaillé sur les virus".
 
Et dans la rue, que sait-t-on des virus ? Pour ce jeune homme, c'est flou : "Ça… Vous répondre… ces trucs-là : virus. Virus… ça entraîne une maladie ça ! C'est un truc qui entraîne une maladie automatiquement."
 
Cet autre badaud pourtant convaincant n'est pas pour autant exact : "Autrefois c'était les microbes, maintenant, les virus. D'une manière qu'on peut dire : le virus, c'est un peu le microbe du 20e siècle…"
 
Dans son bureau, le prix Nobel rétablit la vérité : "En fait, le mot virus a changé de sens. Voyez-vous, du temps de Pasteur, on appelait virus tous les agents des maladies infectieuses. Des protozoaires, des bactéries. On parlait du virus du paludisme, qui est un protozoaire. On parlait du virus du charbon, qui est une bactérie. Et puis, aujourd'hui, le mot virus a pris un sens très particulier. Le mot virus décrit une catégorie particulière d'agent infectieux qui possède des propriétés différentes de celles des bactéries et des protozoaires".
 
Dans la rue, l'enquête se poursuit. Ce boucher, devant son étal, semble s'y connaitre en matière de virus : "le microbe a été trouvé. Le virus est une bactérie qu'on définit difficilement parce que les professeurs ont du mal à trouver les virus…"
 
André Lwoff confirme : "C'est ça ! Il y a les bactéries et les protozoaires, d'une part et les virus d'autre part. Les caractéristiques des virus sont que le virus est essentiellement un matériel génétique infectieux et les virus se reproduisent à partir de leur seul matériel génétique. Alors qu'une bactérie se reproduit naturellement, à partir du matériel génétique, mais à partir de tout ce qui est autour. A partir de sa membrane, de toutes ses structures protoplasmiques.
 
Pour résumer : "un virus, c'est un agent infectieux qui se reproduit à partir de son seul matériel génétique".
 
Et quelles sont les grandes maladies à virus ? Dans la rue, on sèche : "Pffffff", souffle cet homme brun, dépité face à une question si compliquée… avant de conclure d'un sourire gêné : "J'en connais pas, excusez-moi… là pour moi, j'en connais pas ! Il doit en exister pas mal mais j'en connais pas du tout." Derrière ses lunettes et son air satisfait, ce sexagénaire ne fait pas mieux… "Toutes les maladies sont des maladies à virus, si le virus est considéré comme un microbe".
 
Pour le virologue, en revanche, rien de plus facile que de lister les maladies virales : "… la variole, la fièvre jaune et puis il y a des petites maladies : la poliomyélite, la rougeole, la rubéole et beaucoup d'autres".
 
Le journaliste l'interroge ensuite sur la peur que génère dans le public ces maladies virales. Pour le chercheur, "ce n'est pas tout à fait surprenant. Vous savez les épidémies de variole tuaient autrefois 30% de la population. La fièvre jaune c'est très important. La poliomyélite laisse des séquelles très sérieuses. Vous avez des gens paralysés pour toute leur vie. Il n'est pas surprenant que les gens soient un petit peu effrayés par ces maladies et qu'ils aient été effrayés, parce qu'actuellement, il n'y a plus de problème très sérieux" concluait-il alors sereinement.
 
Ce 30 janvier 2020, le bilan du coronavirus "2019 nCoV" fait état de 132 morts et de plus de 6.000 cas confirmés, dans une quinzaine de pays du monde, dont 5 confirmés en France.

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