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Molières 2020 : Bruno Solo présentera la cérémonie

Bruno Solo sera le prochain maître de la 32e nuit des Molières qui se déroulera au théâtre du Châtelet en mai prochain et qui sera diffusée sur France 2 en première partie de soirée.
 
On lui avait déjà proposé. Il avait décliné parce qu'il ne se sentait pas légitime à l'époque. C'était l'an dernier. Cette fois, il a dit oui. Après Alex Vizorek, Zabou Breitman, Alex Lutz et Nicolas Bedos, Bruno Solo sera le prochain maître de la nuit des Molières dont la 32e édition se déroulera en mai au théâtre du Châtelet. Une cérémonie qui sera diffusée en première partie de soirée sur France 2 — une première depuis dix ans.
 
« Est-ce que c'est de la prétention ou beaucoup d'inconscience ? Peut-être un peu des deux, s'amuse le comédien que l'on joint au téléphone ce mercredi après-midi. Et pourquoi pas ? Et en même temps, quelle inconscience d'aller faire ça devant tout un parterre de gens élégants, moi l'autodidacte. Sûrement parmi les seuls à n'avoir fait ni le cours Florent, ni le cours Simon, ni le Conservatoire ou la rue Blanche, ni même un seul cours privé… mais qui ai toujours été au charbon et ai appris en faisant… »
 
On le lui avait déjà proposé, donc, et il avait refusé. « Je ne me sentais pas légitime, c'est le complexe du prolo, souffle-t-il. Et puis mince ! Depuis des années je joue beaucoup, des pièces différentes, certaines radicales, d'autres plus légères... Cette légitimité, je l'ai peut-être acquise ». On lui propose et il doit répondre dans la journée. Il réfléchit, par SMS, on le presse d'accepter. De Michel Field à Jean-Marc Dumontet, le président des Molières…
 
« Et puis ma femme m'a dit : Allez vas-y, c'est chouette. Ça a été le juge de paix absolu. Allez vas-y, c'est chouette… Ce sont des phrases comme cela qui vous font avancer, des phrases simples ». Le voici lancé, il sera sur la scène du Châtelet entouré d'une pléiade de comédiens et de remettant, tient-on à faire savoir à France Télévisions. Mais lui sera le monsieur loyal, le maître de cérémonie sur les épaules duquel tiendra l'édifice pendant les deux heures de l'émission et les dix-neuf récompenses à remettre.
 
« Évidemment que je suis très honoré qu'on le propose à un gars comme moi qui n'est pas vraiment du sérail, admet-il. Mais ce qui m'ennuie, c'est que je ne suis pas du tout présentateur, ni humoriste. En fait je suis comédien ». Lui qui présente la série documentaire «La Guerre des trônes : la véritable histoire de l'Europe » sur France 5 fait mine de s'alarmer mais il a son idée pour les Molières. C'est là, dans la comédie, qu'il va se réfugier, imaginant une soirée marquée par l'autodérision. « On en est aux prémices de l'écriture, mais le but, c'est de jouer un personnage qui serait arrogant mais peu sûr de lui, péremptoire un coup puis aussitôt rabroué dans l'oreillette ».
 
« J'ai envie d'interpréter un personnage qui n'est pas moi, poursuit-il. J'aurai aussi un assistant, un comédien, que j'enverrai avec toute l'arrogance du type qui a un joli costard et qui tutoie le ministre le temps d'une soirée. Il ira au charbon pour des tâches humiliantes, ce qui, évidemment, se retournera contre moi ».
 
S'agit-il de jouer ce rôle-là pour ne pas endosser celui du présentateur qui se prend au sérieux ? « Ce serait une erreur absolue de se prendre au sérieux. Pas un présentateur n'a osé le faire au premier degré. Ce serait triste et je m'inscris dans cette lignée. Mais, ajoute-t-il, si je peux me camoufler derrière un personnage, ça m'aidera à avancer pendant les deux heures de la cérémonie ».
 
D'ici mai, il va « travailler sereinement » — « Je le serai peut-être moins le jour J » — et « comme un chien » pour écrire au maximum. « Le texte, c'est la colonne vertébrale autour de laquelle je peux improviser et à laquelle je peux toujours revenir si les choses partent un peu en couille… Et il faut qu'elles partent un peu en couille… J'ai carte blanche, à moi de savoir quelles sont les limites à ne pas dépasser, mais je suis un homme de 55 ans, raisonnable », sourit-il avant d'ajouter : « Il y aura quand même quelques saillies ».

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