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Municipales : Le numéro 2 de "En marche" à Vitry-sur-Seine filmé en train d'insulter un individu : "On se donne rendez vous et je te n*que ta race"

Il y avait foule, samedi 8 février, sur la place du marché de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) à près d'un mois des élections municipales. Les allées qui desservent les échoppes éphémères se transforment pour l'occasion en ring de boxe pour les candidats, qui arrosent les travées de tracts et partent à la rencontre des habitants. Mais samedi, le combat est allé un peu trop loin. Une vidéo diffusée par un élu socialiste de la mairie de Vitry montre un membre de la liste de La République en marche (LREM) en train d'invectiver un homme. « On se donne rendez-vous le soir quelque part, et je te nique ta race… T'as compris ? » crache, l'air de rien, Daly Ndiaye, colistier de Kamale Sobhi.
 
La vidéo, postée sur Twitter, devient aussitôt virale : elle avait été visionnée par 134 000 internautes à 10 heures ce dimanche et commentée près de 200 fois. Le Parti socialiste a rapidement exhorté la majorité à sanctionner Daly Ndiaye pour ses propos.
 
« Nous avons un militant qui est un peu sur les nerfs en ce moment », reconnaît dans Le Parisien Serge Manenc, coanimateur du comité local LREM. Et Manenc de dépeindre un associatif « entier », échauffé par les provocations de son interlocuteur. Une affirmation difficile à étayer, puisque la vidéo ne montre pas les échanges entre les deux hommes. Daly Ndiaye a tout de même fait son mea culpa. Il concède dans un communiqué de presse « qu'il n'aurait pas dû employer ces termes et présente ses excuses ». De son côté, Kamale Sobhi a condamné les « violences verbales » et les « propos inadmissibles » de son colistier.
 
La tête de liste tient toutefois à « rappeler les faits dans leur globalité ». Il assure que l'interlocuteur de Daly Ndiaye était sur place dans le seul but de « gêner [le] tractage ». Le ton serait alors monté entre l'individu et les équipes de Kamale Sobhi. « Il est parti au bout de 20 minutes avant de revenir avec une femme et un jeune enfant en poussette. Ils tenaient une pancarte Stop Macron », développe ce dernier dans les colonnes du Parisien.
 
La foire d'empoigne ne s'arrête pas là. Un attroupement va alors se former. « Nos tracts ont été arrachés, j'ai l'un de nos militants qui a même été agressé, ils ont essayé de le faire tomber et ont tenté de l'étrangler. C'est un monsieur âgé de 70 ans, il est malade », fulmine Kamale Sobhi.
 
Face à l'ampleur de la polémique, le référent départemental LREM, Nabil Benbouha, a également diffusé un communiqué, au sein duquel il souhaite un « prompt rétablissement » au « partenaire militant du Parti radical de gauche (PRG) qui a été étranglé par un militant de l'Union de la gauche », avant de préciser qu'une plainte a été déposée.
 
L'auteur de la vidéo devenue virale, le socialiste Shamime Attar, livre sa version des faits. Il explique qu'il se trouvait « avec deux collègues lorsqu'[ils ont] entendu des voix s'élever ». « Daly Ndiaye était énervé et il a tenu des propos menaçants. Je ne connais pas l'homme avec qui il s'entretenait. À ma connaissance, ce n'est pas quelqu'un du PS ou du PCF », poursuit-il.
 
Une personnalité politique s'est montrée particulièrement virulente : Luc Carvounas. Le socialiste a interpellé le délégué général d'En marche !, Stanislas Guérini, lui demandant de condamner « ce type d'attitude violente, brutale et de voyou ». « J'attends une condamnation publique de la direction du parti. Ce monsieur est responsable de la section locale. J'attends une réaction forte », renchérit-il dans les colonnes du Parisien. Luc Carvounas devra attendre au moins 24 heures pour voir ses voeux exaucés, ou non, puisque Kamale Sobhi, qui indique ne pas avoir encore vu la vidéo, prendra sa décision lundi sur d'éventuelles sanctions.

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