Une ex-élue LREM condamnée pour des injures homophobes - Les Infos Videos
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Infos Videos

Les Infos Videos

Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.

Une ex-élue LREM condamnée pour des injures homophobes

Agnès Cerighelli a été condamnée à une amende de 4000 euros dont 2000 avec sursis, et devra indemniser cinq associations de lutte contre l'homophobie
 
Ses multiples sorties polémiques contre la communauté LGBT et ses positions très tranchées sur la question de l'homoparentalité lui avait valu d'être exclue de la République en marche en septembre 2018.
 
Agnès Cerighelli a été condamnée par le tribunal correctionnel de Versailles à 4000 euros d'amende dont 2000 avec sursis pour deux tweets jugés injurieux à l'égard des homosexuels.
 
Elle devra également indemniser cinq associations de lutte contre l'homophobie.
 
Désormais élue d'opposition de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Agnès Cerighelli a en revanche été relaxée des chefs de "provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'orientation sexuelle" pour un message du 25 mars 2019 dans lequel elle qualifiait le "lobby LGBT" de "secte" faisant usage "du mensonge et de la propagande" pour faire avancer sa cause.
 
Agnès Cerighelli a été condamnée pour injure homophobe pour deux messages du 28 et 29 mars 2019.
 
Dans le premier, elle parle des "activistes LGBT" comme d'un "lobby infâme et pervers".
 
Dans le second, elle compare le "rainbow flag", symbole des militants LGBT, au port de l'étoile jaune imposé par Heydrich aux juifs en 1941.
 
L'élue, candidate à la mairie de Saint-Germain-en-Laye et qui s'affiche toujours comme une adhérente LREM sur Twitter, est en outre contrainte de publier le jugement sur son compte Twitter d'ici dix jours.
 
La justice l'a également enjoint à supprimer le tweet du 28 mars sous trois jours, celui du 29 mars ayant déjà disparu.
 
Enfin, Agnès Cerighelli doit verser 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des cinq associations jugées recevables par le tribunal.
 
"Agnès Cerighelli a construit sa carrière politique en diffusant des propos de haine contre les homosexuels et les musulmans sur les réseaux sociaux", a réagi Etienne Deshoulières, avocat de l'association Mousse.
 
"Cette décision démontre qu'il n'est plus possible de faire de la haine une stratégie politique viable", s'est-il réjoui.
 
Dimanche, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé avoir saisi la justice pour "provocation à la haine" après la diffusion de nouveaux messages d'Agnès Cerighelli sur son compte Twitter.
 
"Vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des maghrébines de confession musulmane, c'est trahir la France, son identité et son histoire", a écrit dans un de ses messages Agnès Cerighelli.
 
"S'habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c'est faire gagner la haine et reculer la République", a tweeté Christophe Castaner en réponse, précisant avoir signalé les propos au procureur de la République.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article