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Coronavirus : Ce graphique montre la trajectoire similaire de l'épidémie en France et en Italie (à huit jours d'écart)

Les deux voisins s'observent de près. Nombre de personnes contaminées, nombre de morts… Depuis le début de l'épidémie de coronavirus en Europe, la France et l'Italie se comparent mutuellement. Si les premiers cas de personnes infectées ont été détectés d'abord dans l'Hexagone à la fin janvier 2020, l'explosion des contaminations a finalement eu lieu de l'autre côté des Alpes, mi-février. Mais lorsqu'on regarde ces chiffres de plus près, on note désormais une ressemblance frappante : l'évolution du nombre de cas de contamination au coronavirus en France suit celle de l'Italie… avec huit jours de retard. De quoi faire craindre une accélération de l'épidémie dans une semaine dans l'Hexagone.
 
Alors, la France va-t-elle vraiment suivre l'Italie ? Le nombre de cas va-t-il dépasser les 15 000 dans huit jours, comme c'est le cas, vendredi 13 mars, chez nos voisins transalpins ? Pas forcément, selon Jean-Stéphane Dhersin, spécialiste de la modélisation des épidémies. Selon lui, la courbe des cas français va augmenter, mais pas obligatoirement suivre l'évolution de la courbe italienne. A une condition : prendre des mesures barrières efficaces comme les quarantaines.
 
Jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a rappelé l'importance de ces mesures préventives. De nouvelles restrictions ont été mises en place, comme la fermeture des crèches, des établissements scolaires et des universités. Avec tout cela, "on va gagner du temps avant d'avoir un fort décollage de la courbe, estime le mathématicien du CNRS. Et celle-ci va monter moins haut. Et ça, c'est quelque chose qui est extrêmement important. Parce que la hauteur maximale va engorger ou pas les services de santé." La stratégie de freinage pourrait donc porter ses fruits.
 
Mais tous les médecins n'en sont pas convaincus. "Je crains un scénario à l'italienne, que le système de santé soit complètement débordé par l'afflux de patients", a alerté de son côté Eric Caumes, chef du service maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Selon lui et d'autres professionnels de santé, les hôpitaux et les services de réanimation vont bien devoir faire face à une explosion du nombre de cas à traiter. Une éventualité que le gouvernement tente de prévenir en reportant toutes les opérations non urgentes dans les hôpitaux.

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