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Tours : Un quart des emplois du journal La Nouvelle République est menacé par un plan de restructuration

A l’appel des syndicats SNJ et SNJ-CGT, les journalistes du groupe La Nouvelle République se sont mis en grève mercredi 11 mars pour protester contre le plan baptisé Cap 2023. Un mouvement reconductible, à quatre jours des élections municipales
 
Présenté comme un plan de restructuration par la direction du groupe La Nouvelle République, Cap 2023 est dénoncé par les syndicats comme un véritable plan social.
 
"C’est vraiment un plan social puisque c’est la disparition d’un quart des effectifs d’ici 2023. Donc pour nous c’est un plan social même s’il n’est pas accompagné de mesures de licenciement. C’est le principe du non remplacement des personnes qui vont partir à la retraite", explique Hugues Le Guellec, journaliste et secrétaire du CSE.
 
La Nouvelle République compte aujourd’hui près de 500 salariés dans les 5 départements où le journal est distribué quotidiennement. Les conséquences de Cap 2023 sont redoutées par les journalistes.
 
"Aujourd’hui, avec le poste qu’on a déjà perdu l’hiver dernier et celui qu’on risque de perdre dans les quatre ans, c’est tout simplement moins de temps pour aller sur le terrain, moins de temps pour rédiger nos articles et faire des enquêtes qui racontent la vie du territoire", déclare Aziliz Le Berre, journaliste à Châteauroux.
 
En Indre-et-Loire, la mise en place de Cap 2023 se traduit par la suppression de deux des trois éditions départementales et la fermeture, à court ou moyen terme, des bureaux d’Amboise, Loches et Chinon.
 
Réunis en AG dans l’après-midi, les grévistes ont décidé de poser deux ultimatums à leur direction : un moratoire sur la fermeture des bureaux extérieurs ainsi que le maintien, dans les cinq départements, des secrétaires de rédaction décentralisés. En toute fin d'après-midi, la direction a répondu favorablement à ces demandes. La grève est donc levée.

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