Boris Vallaud sur Macron : "On nous avait promis le meilleur de la gauche et de la droite. On a le pire de la droite" - Les Infos Videos
Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Infos Videos

Les Infos Videos

Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.

Boris Vallaud sur Macron : "On nous avait promis le meilleur de la gauche et de la droite. On a le pire de la droite"

Ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée et désormais député socialiste des Landes, Boris Vallaud s'impose comme une des figures de l'opposition dans le groupe Nouvelle gauche au Parlement. Invité de BFMTV ce 25 juillet, il s'est inquiété du plan du gouvernement concernant les APL.
 
Depuis la déroute du Parti socialiste aux législatives et la laborieuse composition d'un groupe à l'Assemblée nationale, l'ancienne gauche de gouvernement a du mal à apparaître comme une force d'opposition à Emmanuel Macron, largement doublée en cela par la France insoumise de Mélenchon. Plus nombreux mais moins charismatique, contrairement par exemple au jeune député Insoumis Adrien Quatennens, le groupe parlementaire Nouvelle gauche peine à faire émerger de nouvelles figures. Un nom revient toutefois depuis le début de l'examen du projet de loi d'habilitation pour réformer par ordonnances le code du travail ; celui de Boris Vallaud.
 
Ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Hollande, ancien directeur de cabinet de Montebourg, époux de Najat Vallaud-Belkacem et désormais tout nouveau député des Landes, Boris Vallaud a partagé la même promo à l'ENA qu'Emmanuel Macron. Pas franchement le profil d'un frondeur à première vue. Mais dès l'examen de la réforme du code du travail, il se fait remarquer par son expression dans l'hémicycle et ses nombreux amendements déposés en commission. L'opposition soft au démantèlement du code du travail, ce sera donc lui. Depuis, les médias l'invitent, comme ce 25 juillet au matin sur BFMTV et RMC.
 
Le sujet du jour est celui de la baisse des APL de cinq euros mensuels, uniformément, pour tout bénéficiaire. L'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée assure que, contrairement à ce que répète l'actuelle majorité, cette baisse n'a pas été décidée sous François Hollande, et que la lettre de cadrage révélée par BFM pouvant donner cette impression n'a fait que "donner un cadre très général sur l'équilibre général des ministères" en juillet 2016. "L'idée de baisser de façon aveugle et inique les APL n'a pas été envisagée et mise en oeuvre" lors de la loi de finances votée au mois de décembre suivant, poursuit-il. Suite à la lettre de cadrage estivale, "il y a eu un dialogue budgétaire avec les ministres et ces arbitrages n'ont pas été pris et les propositions de la ministre n'ont pas été celles-là."
 
De fait, après avoir envisagé cette baisse des APL à l'été 2016 (une mesure qui aurait fait économiser 156 millions sur 2017 selon leurs calculs de l'époque), le gouvernement Valls a décidé de s'asseoir sur cette économie dans le budget, tout en indiquant dans le texte de la loi de finances : "S'il s'avérait que l'équilibre financier du système d'aide au logement nécessitait de nouvelles actions, des mesures réglementaires seraient envisagées sans remise en cause des conditions d'attribution ". Le budget de l'aide au logement risquant finalement de déborder de quelque 100 millions d'euros en 2017, selon la Cour des comptes, le gouvernement Philippe a fait le choix politique de ressortir le dossier laissé au placard.
 
Boris Vallaud n'est pas plus enthousiaste quant aux ambitions futures du gouvernement sur le sujet. Alors que le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a annoncé ce 24 juillet sur RTL une "réforme globale des aides personnelles au logement" à l'automne - sans davantage de précisions - le député s'inquiète : "S'il s'agit, par exemple, c'est une des pistes qui se murmurent dans les couloirs de Bercy, de baisser de 45 euros les APL pour financer l'ISF, ce serait une très mauvaise nouvelle. S'il s'agit de savoir comment rendre moins inflationnistes ces APL sur les loyers, c'est un sujet intéressant." Et de conclure par un tranchant :
 
"Je m'inquiète des réformes quand on les annonce. On nous avait promis le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite. C'était la promesse d'En Marche. Pour l'instant, j'ai le sentiment qu'on a le pire de la droite."

Il a 100% raison.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article