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Le «calvaire» d'un équipage Air France en Argentine

Un syndicat a décrit lundi les «48 heures d'angoisse» vécues fin octobre par un équipage d'Air France à Buenos Aires, convoqué au tribunal et «interrogé dans des conditions bafouant les droits fondamentaux» après la plainte d'une passagère, fille d'un ancien membre du gouvernement argentin.
 
«48 heures d'angoisse». Quatorze membres d'un équipage argentin d'Air France ont vécu «un calvaire» fin octobre à leur arrivée à Buenos Aires, a assuré lundi le syndicat d'hôtesses et stewards SNPNC sur son site internet. Après avoir atterri à l'aéroport international d'Ezeiza, les salariés ont été «interpellés par des forces de police, interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explication», a dénoncé le SNPNC. Cet interrogatoire aurait eu lieu à la suite d'«accusations proférées par une passagère», fille d'«un ancien vice-ministre de la Justice», selon le syndicat. L'équipage aurait refusé à la jeune femme d'être surclassée, faute de place. Elle aurait finalement pu changer de siège pendant le vol, après s'être plainte d'une «attitude déplacée de son voisin».
 
Selon une source proche de l'enquête à l'AFP, cette femme, médecin de 29 ans, s'est rendue au commissariat de l'aéroport international d'Ezeiza et a porté plainte, accusant son voisin de s'être masturbé dans l'avion. Assise près du hublot en classe économique, elle s'était plainte pendant le vol de son voisin, sans mentionner à l'équipage l'épisode de la masturbation. Par deux fois, l'équipage avait réveillé le passager français, de grande taille et corpulent, assis au milieu d'une rangée de trois sièges, car il empiétait sur l'espace de sa voisine, a précisé cette source. Avant le départ de l'avion, une hôtesse avait proposé à l'Argentine de changer de siège, mais elle avait refusé, selon la source proche de l'enquête. L'accusé, un Français d'une trentaine d'années, a été interpellé et placé à l'isolement pendant vingt-quatre heures sur décision du juge, sans avoir accès à un avocat ou à l'assistance consulaire. Il a été relâché le lendemain, sans être interrogé par le juge. Mardi, il devait déposer devant le juge fédéral de Lomas de Zamora, une banlieue de Buenos Aires dont dépend l'aéroport d'Ezeiza.
 
Selon le SNPNC, «les services de police argentins ont immédiatement interpellé à l'atterrissage une partie de l'équipage», retenue pendant six heures au commissariat de l'aéroport, puis convoqué la totalité le lendemain au tribunal de Buenos Aires. Au palais, le chef de cabine principal a été «enfermé dans une pièce d'un mètre carré, sans possibilité de s'asseoir, ni de boire et manger et ce pendant plusieurs heures», sans «aucune explication» et alors que «deux gardes armés étaient constamment placés devant la porte», un «traitement humiliant» qui l'a «profondément bouleversé». Il a ensuite «subi un véritable interrogatoire par le juge, mais également par l'ancien vice-ministre de la Justice, père de la plaignante», qui l'a questionné «directement et à plusieurs reprises», avant qu'il ne soit «purement et simplement relâché sans excuse ni explication».
 
Dans une déclaration écrite à l'AFP, la direction d'Air France, «particulièrement choquée» par les événements, indique avoir «demandé aux autorités compétentes de faire la lumière sur cette affaire». Le président de la compagnie, Jean-Marc Janaillac, «a fait connaître au ministère des Affaires étrangères son indignation quant aux conditions de convocation et de détention arbitraires dont l'équipage d'Air France a été victime», est-il précisé. «Un silence des autorités françaises pourrait être interprété comme un aveu de faiblesse et un encouragement à faire perdurer de telles pratiques», a écrit de son côté le syndicat au ministre Jean-Yves Le Drian, dans un courrier mis en ligne. Dans une lettre destinée à l'ambassadrice d'Argentine en France, le SNPNC a fait un long récit de ces «événements graves» et demandé l'ouverture d'une enquête.
Un syndicat a décrit lundi les «48 heures d'angoisse» vécues fin octobre par un équipage d'Air France à Buenos Aires, convoqué au tribunal et «interrogé dans des conditions bafouant les droits fondamentaux» après la plainte d'une passagère, fille d'un ancien membre du gouvernement argentin.
 
«48 heures d'angoisse». Quatorze membres d'un équipage argentin d'Air France ont vécu «un calvaire» fin octobre à leur arrivée à Buenos Aires, a assuré lundi le syndicat d'hôtesses et stewards SNPNC sur son site internet. Après avoir atterri à l'aéroport international d'Ezeiza, les salariés ont été «interpellés par des forces de police, interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explication», a dénoncé le SNPNC. Cet interrogatoire aurait eu lieu à la suite d'«accusations proférées par une passagère», fille d'«un ancien vice-ministre de la Justice», selon le syndicat. L'équipage aurait refusé à la jeune femme d'être surclassée, faute de place. Elle aurait finalement pu changer de siège pendant le vol, après s'être plainte d'une «attitude déplacée de son voisin».
 
Selon une source proche de l'enquête à l'AFP, cette femme, médecin de 29 ans, s'est rendue au commissariat de l'aéroport international d'Ezeiza et a porté plainte, accusant son voisin de s'être masturbé dans l'avion. Assise près du hublot en classe économique, elle s'était plainte pendant le vol de son voisin, sans mentionner à l'équipage l'épisode de la masturbation. Par deux fois, l'équipage avait réveillé le passager français, de grande taille et corpulent, assis au milieu d'une rangée de trois sièges, car il empiétait sur l'espace de sa voisine, a précisé cette source. Avant le départ de l'avion, une hôtesse avait proposé à l'Argentine de changer de siège, mais elle avait refusé, selon la source proche de l'enquête. L'accusé, un Français d'une trentaine d'années, a été interpellé et placé à l'isolement pendant vingt-quatre heures sur décision du juge, sans avoir accès à un avocat ou à l'assistance consulaire. Il a été relâché le lendemain, sans être interrogé par le juge. Mardi, il devait déposer devant le juge fédéral de Lomas de Zamora, une banlieue de Buenos Aires dont dépend l'aéroport d'Ezeiza.
 
Selon le SNPNC, «les services de police argentins ont immédiatement interpellé à l'atterrissage une partie de l'équipage», retenue pendant six heures au commissariat de l'aéroport, puis convoqué la totalité le lendemain au tribunal de Buenos Aires. Au palais, le chef de cabine principal a été «enfermé dans une pièce d'un mètre carré, sans possibilité de s'asseoir, ni de boire et manger et ce pendant plusieurs heures», sans «aucune explication» et alors que «deux gardes armés étaient constamment placés devant la porte», un «traitement humiliant» qui l'a «profondément bouleversé». Il a ensuite «subi un véritable interrogatoire par le juge, mais également par l'ancien vice-ministre de la Justice, père de la plaignante», qui l'a questionné «directement et à plusieurs reprises», avant qu'il ne soit «purement et simplement relâché sans excuse ni explication».
 
Dans une déclaration écrite à l'AFP, la direction d'Air France, «particulièrement choquée» par les événements, indique avoir «demandé aux autorités compétentes de faire la lumière sur cette affaire». Le président de la compagnie, Jean-Marc Janaillac, «a fait connaître au ministère des Affaires étrangères son indignation quant aux conditions de convocation et de détention arbitraires dont l'équipage d'Air France a été victime», est-il précisé. «Un silence des autorités françaises pourrait être interprété comme un aveu de faiblesse et un encouragement à faire perdurer de telles pratiques», a écrit de son côté le syndicat au ministre Jean-Yves Le Drian, dans un courrier mis en ligne. Dans une lettre destinée à l'ambassadrice d'Argentine en France, le SNPNC a fait un long récit de ces «événements graves» et demandé l'ouverture d'une enquête.

 

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